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Blocus ferroviaire: une gestion de crise qui va à l’encontre des principes de base, selon un spécialiste

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.
AFP Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

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«L’approche que le gouvernement Trudeau a prise va vraiment à l’encontre de tous les grands principes de base», a affirmé Richard Thibault, président de la firme spécialisée en gestion de crise RTCOMM, au sujet du blocus ferroviaire. 

Le spécialiste en gestion de crise croit que la situation actuelle deviendra assurément un modèle à ne pas reproduire. «On a vraiment l’impression qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion», a-t-il lancé au micro de Politiquement incorrect à QUB radio. 

Écoutez l'entrevue complète ici:  

L’invité de l’animateur Richard Martineau a rappelé les composantes essentielles pour résoudre une crise efficacement: informer, contrôler et prendre en charge les victimes. 

Selon lui, il faut rassurer la population et être présent sur la place publique, chose qui n’a pas été respectée par le gouvernement fédéral. «Ça a pris 12 jours avant que ces gens-là montrent le bout du nez et nous expliquent ce qui se passe», a-t-il indiqué. 

Ne voulant pas minimiser l’enjeu principal des Premières nations dans la crise actuelle, M. Thibault a néanmoins évoqué le manque de contrôle du premier ministre Justin Trudeau. «C’est une poignée de personnes qui contestent et qui ont institué ce mouvement-là, qui est en train de compromettre, sinon paralyser une bonne partie de l’économie canadienne», a-t-il dit.  

À son avis, le gouvernement fédéral ne s’implique pas assez auprès des victimes collatérales de la crise, qui engendre des répercussions dans plusieurs industries, dont celle du propane et de la foresterie. «Il y a des victimes à plusieurs égards dans ce dossier-là et on ne semble pas s’en préoccuper», a-t-il souligné. 

Un parallèle avec les carrés rouges 

Sans dresser de lien avec les motifs des crises, M. Thibault a comparé l’effet grandissant du blocus ferroviaire à celui du printemps érable de 2012 et du mouvement des Gilets jaunes qui sévit en France depuis 2018. Dans les deux cas, l’origine des manifestations est devenue beaucoup plus vaste que leur enjeu premier. 

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«On retrouve des nations autochtones qui ont saisi là, au bond, un prétexte qui était celui-là et qui va être récupéré un petit peu partout au Canada [...] On est rendu avec des blocus de voies ferrées faites à peu près par n’importe qui pour n’importe quelle cause», a-t-il dit. 

Une crise évitable 

Toujours selon l’expert, la crise aurait pu être évitée. «On savait que ça s’en venait. Le gouvernement Trudeau, qui est quand même assez proche des nations autochtones, devait sentir le vent», a jugé le spécialiste de RTCOMM, remettant en question la crédibilité des dirigeants en place. 

«Ce gouvernement-là n’est pas capable d’inspirer le respect», a-t-il affirmé.  

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