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Brigade Neige : Déneiger ses voisins mal pris

Les membres de la Brigade Neige s'affairent pour aider leurs voisins qui n'ont pas les capacités de déneiger leurs escaliers et leurs entrées.
Photo Courtoisie, Mélanie Dusseault Les membres de la Brigade Neige s'affairent pour aider leurs voisins qui n'ont pas les capacités de déneiger leurs escaliers et leurs entrées.

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De jeunes chercheurs d’emploi dans le secteur de Mercier dépannent leurs voisins âgés en pelletant leurs escaliers et leurs entrées les lendemains de tempêtes.

« On se faisait dire par certains aînés du secteur qu’ils avaient peur de passer au feu et de se retrouver barricadés, ensevelis dans la neige, alors on a conçu ce projet de Brigade Neige pour les sécuriser, pour baisser un peu leur anxiété », explique la coordonnatrice de la brigade, D’Joulissa Paul Blanc, 24 ans, une diplômée en psychologie de l’Université de Montréal qui œuvre au sein de l’organisme de réinsertion professionnelle PITREM.

D'Joulissa Paul Blanc, coordinatrice du projet
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
D'Joulissa Paul Blanc, coordinatrice du projet

Pour les chercheurs d’emploi, cette contribution, qui exige parfois des journées entières de déneigement lors des grosses tempêtes, bonifie leur curriculum vitae et montre qu'ils ne restent pas inactifs en attendant de trouver du travail. « Ils veulent retourner en emploi et cette action de déneiger et d’aider les aînés, ça les remet en activité, ça brise leur isolement », ajoute Mme Paul Blanc.

Les membres de la Brigade Neige s'affairent pour aider leurs voisins qui n'ont pas les capacités de déneiger leurs escaliers et leurs entrées.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Ouverts à tous

Les septuagénaires, les octogénaires, voire les nonagénaires, forment l’essentiel des quinze bénéficiaires actuels du programme. Mais quiconque se retrouve incapable de déblayer son entrée, peu importe la cause, peut le demander. « Plusieurs de nos aînés ont des blessures et, comme ça prend plus de temps guérir avec l’âge, leur incapacité dure tout l’hiver », dit la coordinatrice de la Brigade.

Les membres de la Brigade reçoivent une allocation de 40 $ à 60 $. Lors des grosses tempêtes, ils peuvent déneiger jusqu’à quatre maisons différentes, et finissent leur journée exténués.

Mercredi, il s'agissait de leur cinquième sortie de l’hiver. C’était aussi la plus petite bordée à ramasser.

La Brigade s’active seulement lors d’accumulation de plus de cinq centimètres de neige.

Mme Paul Blanc n’a pas pu dire oui à toutes les personnes qui voulaient bénéficier des services de la Brigade cette année, et espère donc recruter davantage pour l'hiver 2020-2021.

Une autre Brigade Neige dessert aussi le secteur ouest de l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Les membres de la Brigade Neige s'affairent pour aider leurs voisins qui n'ont pas les capacités de déneiger leurs escaliers et leurs entrées.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

L’été aussi

Pour offrir à des jeunes du secondaire l’occasion de garnir leur curriculum vitae parfois encore vierge, l’organisme où travaille Mme Paul Blanc leur organise des contrats de tonte de gazon et de lavage de vitre. « Leurs jeunes travailleurs font aussi l’épicerie et le nettoyage d’armoire et le ménage en général, et nous les formons préalablement pour ça », dit Mme Paul Blanc.

Ces services s’adressent également aux résidents de Mercier qui n’ont pas les moyens de se payer une compagnie de ménage professionnelle.