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Les manifestants défient l’injonction

Les autorités ont donné l’ordre de démanteler le campement à Saint-Lambert qui bloque un chemin de fer

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Les manifestants qui bloquent le chemin de fer à Saint-Lambert ont fait fi de l’injonction obtenue par le Canadien National jeudi soir et ont refusé de partir tout en maintenant leurs barricades.  

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Une trentaine de protestataires affrontaient toujours le froid glacial jeudi soir et continuaient de bloquer la voie ferrée, au moment de publier ces lignes.   

Un peu avant 19 h, un huissier flanqué d’une dizaine de policiers du Canadien National et du Service de police de l’agglomération de Longueuil leur a remis en main propre une copie papier du jugement rendu, les forçant de cesser leur occupation des rails.    

Les autorités ont indiqué qu’ils leur donnaient un « délai raisonnable » pour en prendre connaissance et attendaient par la suite leur décision avant de déterminer de quelle manière intervenir.   

Des protestataires ont apporté des barricades et du bois pour alimenter leur feu de fortune.
Photo Ben Pelosse
Des protestataires ont apporté des barricades et du bois pour alimenter leur feu de fortune.

Pas prêts à partir  

Or, les protestataires à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, semblaient motivés à ne pas se conformer à l’injonction.   

Même si aucun d’entre eux n’a voulu s’adresser officiellement aux médias après le passage de l’huissier, ils ont continué de se réchauffer auprès d’un feu de fortune et ont entonné des cris de ralliement en soutien à la Nation autochtone Wet’suwet’en.   

En fin d’après-midi, une manifestante cagoulée a pris la parole devant les journalistes.   

« La situation est claire. Des blocages surgissent chaque jour, bloquant une infrastructure critique. Le gouvernement refuse d’entendre les chefs héréditaires de Wet’suwet’en qui luttent contre le pipeline [de Coastal GasLink] sur leur territoire [en Colombie-Britannique] », a-t-elle déclaré.   

Une vue aérienne du blocus sur les rails du chemin de fer à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud.
Photo Agence QMI, Maxime Deland
Une vue aérienne du blocus sur les rails du chemin de fer à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud.

« La proposition est simple. Les protecteurs et protectrices de l’eau et de la terre sont appelés à bloquer le pouvoir colonial. Port, pont, route, rail. Partout. Maintenant », a-t-elle ajouté sans répondre aux questions.   

« Territoire québécois »  

Le campement de Saint-Lambert n’est pas situé en territoire autochtone, contrairement à d’autres barrages érigés un peu partout au pays depuis deux semaines afin de soutenir la même cause.   

« C’est un territoire québécois », a rappelé hier le premier ministre François Legault, disant s’attendre à ce que les forces policières démantèlent le blocus.   

– Avec Vincent Larin, Bureau parlementaire