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Chefferie du PQ: Nantel déclasse la compétition

L’humoriste prend les devants au PQ ; Anglade et Cusson n’arrivent pas à se démarquer au PLQ

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L’humoriste Guy Nantel est mort de rire. Une semaine après avoir confirmé qu’il se lançait dans la course à la chefferie du Parti québécois, un sondage Léger-Le Journal révèle qu’il double le vétéran député Sylvain Gaudreault et laisse dans un nuage de poussière ses autres concurrents.  

Il n’a jamais milité dans le parti, n’a jamais été élu et a encore moins l’expérience ministérielle du député de Jonquière, qui était perçu comme l’aspirant favori à la succession de Jean-François Lisée avant... jeudi dernier.           

C’est dire que Nantel a réussi à convaincre du sérieux de sa candidature.  

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Les péquistes ne prennent pas ses aspirations pour une blague. Et le sondage démontre aussi que les caquistes ne peuvent prendre à la légère son arrivée en politique.           

Le comique séduit aussi l’électorat de François Legault.           

Projecteurs sur le PQ  

Son arrivée en scène attire les projecteurs sur la course au PQ, alors que les pauvres libéraux doivent se contenter du faisceau d’une lampe de poche.           

En théorie, le parti souverainiste est encore plus mal en point, mais la notoriété du farceur intelligent change complètement la donne. Il faut lui donner le mérite. Nantel a réussi sa rentrée.           

C’est un politicien atypique, attrayant à la fois pour les jeunes et pour tous ceux qui espèrent des élus différents, qui n’entrent pas dans le moule.           

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Pendant ce temps au PLQ...  

Pendant ce temps, même chez les libéraux, le duo Dominique Anglade/Alexandre Cusson ne soulève pas les passions. Les deux tiers des sympathisants du PLQ sondés ne savent pas qui ils vont appuyer.           

L’establishment du parti a sollicité le maire de Drummondville pour éviter le couronnement de la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne.           

Mais depuis, il semble avoir été abandonné à son sort. Comme si ceux qui l’avaient convaincu l’avaient poussé sur la scène avant de prendre leurs jambes à leur cou.           

Il s’est cassé les dents à chacune de ses sorties, mais Dominique Anglade ne s’est pas démarquée non plus.           

Au moins, le regain d’intérêt pour le PQ a ceci de bon pour les libéraux : il laisse poindre le retour à une division du vote francophone qui sera à son avantage !           

Un humoriste qui cartonne      

À peine installé sur la ligne de départ, Guy Nantel devance l’ex-ministre Sylvain Gaudreault par une marge de 22 points chez les électeurs péquistes. Les autres candidats Paul Saint-Pierre Plamondon et Frédéric Bastien sont très loin dans son sillon.      

En plus, le sondage révèle que 39 % des sympathisants caquistes le voient aussi comme le meilleur chef pour le PQ.      

«Non seulement il performe, mais il ratisse large», commente Jean-Marc Léger. Il précise qu’avec un tel score, l’humoriste part avec une confortable avance, semblable à celle de Pierre Karl Péladeau lorsqu’il s’était lancé en politique.      

«Quand tu pars avec une grande avance comme celle-là, c’est très difficile de se faire rejoindre, à moins de gaffes», conclut le sondeur.    

Pas d’engouement au PLQ      

L’ex-ministre Dominique Anglade mène la danse chez les électeurs libéraux, mais les deux tiers d’entre eux ne savent pas qui appuyer.   

«Je n’ai jamais vu une course aussi ouverte que celle-là. Les deux candidats n’ont pas réussi à imprégner leur marque et surtout les gens les connaissent peu», souligne le sondeur Jean-Marc Léger.   

Par rapport à un précédent sondage Léger, la députée a augmenté ses appuis de 11 %. Mais il est étonnant qu’elle n’ait pas profité de l’entrée en scène ratée de son adversaire pour le distancer davantage dans la course. «La course suscite jusqu’ici peu d’enthousiasme», résume M. Léger.    

MÉTHODOLOGIE  

Réalisé du 14 au 17 février 2020 auprès de 1017 Québécoises et Québécois, de 18 ans ou plus. Les résultats ont été pondérés selon le sexe, l’âge, la langue maternelle, la région, le niveau d’éducation et la présence d’enfants. La marge d’erreur maximale est de +/- 3,1%, 19 fois sur 20.