/news/politics
Navigation

Blocus ferroviaires: «les barricades doivent tomber», dit Trudeau

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – Le premier ministre Justin Trudeau somme les manifestants autochtones qui paralysent le réseau ferroviaire un peu partout au pays de cesser leurs blocus, mais ne fixe pas d’échéance pour la remise en circulation des trains. 

• À lire aussi: Coup d'éclat du maire de Louiseville  

• À lire aussi: La balle est dans la cour des policiers, dit Legault  

«Les Canadiens ont été patients, notre gouvernement aussi. Mais ça fait deux semaines et les barricades doivent maintenant être levées», a-t-il martelé vendredi, au 16e jour de la crise. M. Trudeau s’est toutefois gardé d’indiquer quand et comment les blocus, menés en solidarité aux chefs héréditaires Wet’suwet’en, devraient être démantelés. 

«Pas question d’envoyer l’armée», a-t-il néanmoins dit en précisant qu’il revient aux provinces et aux corps policiers de déterminer comment faire respecter les injonctions. Le premier ministre Trudeau n'a pas dit mot non plus sur les façons dont son gouvernement entend prévenir une escalade de tensions semblable à celle vue lors de la crise d’Oka, en 1990.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Pierre Paul-Hus, député conservateur de Haute-Saint-Charles, sur QUB radio:   

Au terme d’une des nombreuses rencontres tenues avec ses ministres affectés au dossier – comme la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett –, M. Trudeau a été forcé d’admettre que les pourparlers avec les acteurs clés de la mobilisation autochtone étaient pratiquement à un point mort. 

«Nous demeurons ouverts au dialogue, mais nous attendons que le leadership autochtone montre qu’il comprend aussi que la responsabilité est sur eux», a-t-il lancé. Il a souligné que les membres de multiples communautés autochtones sont loin de se ranger derrière les manifestants bloquant les voies ferrées. 

Ceux-ci ont érigé leurs barricades en solidarité à des chefs héréditaires Wet’suwet’en qui s’opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink, dans le nord de la Colombie-Britannique. Les chefs héréditaires n’ont pas tardé à déclarer qu’ils n’ont pas l’intention de baisser la garde de sitôt. 

«Il y a une grosse différence entre les désagréments [causés par les protestataires] et l’injustice. Ne confondez pas l’un avec l’autre», a lâché le chef Woos, aussi appelé Frank Alec, aux côtés de représentants des Mohawks de Tyendinaga menant un blocus en Ontario. 

Les chefs héréditaires demandent que la GRC se retire complètement de leur territoire ancestral, de même que le promoteur de Coastal GasLink, le temps d'éventuels pourparlers avec les gouvernements de la Colombie-Britannique et Ottawa.