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Canot à glace: une équipe française qui n’a pas froid aux yeux

L’équipe de Didier Voindrot sera en action, samedi après-midi, en classe sport de la 5e étape de la saison à L’Isle-aux-Coudres.
Photo courtoisie L’équipe de Didier Voindrot sera en action, samedi après-midi, en classe sport de la 5e étape de la saison à L’Isle-aux-Coudres.

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Les courses de canot à glace fascinent, et pas seulement au Québec. Depuis quinze ans, le Français Didier Voindrot et ses compatriotes font figure d’exceptions sur le circuit québécois de canot à glace.

 Mécanicien dans l’armée et adepte de sports extrêmes, Voindrot est tombé instantanément en amour avec cette discipline unique au monde lors d’un voyage au Québec en 2003.

 Deux ans plus tard, le canotier formait sa première équipe, prête à défier les eaux glacées du Saint-Laurent lors de la traditionnelle course du Carnaval de Québec. Il s’agit aujourd’hui encore de la seule équipe européenne à prendre part à ces rendez-vous annuels.

 « Comme on m’a dit à l’époque, une fois que tu as eu la piqûre, tu ne peux plus t’en passer. Les sensations, le sentiment de dépassement physique important. Il y a aussi l’aspect convivial des gens qui nous reçoivent. C’est une dose d’adrénaline importante », avoue l’homme de 42 ans qui sera du départ en classe sport de la cinquième étape de la saison à L’Isle-aux-Coudres, samedi après-midi, à bord de l’embarcation rouge des Vergers Pedneault, leur principal commanditaire. Il s’agira de leur deuxième et dernière course de ce périple.  

« Des frappés »

 Voindrot et ses quatre autres coéquipiers sont vus comme des extraterrestres dans leur pays quand vient le temps de recruter de nouvelles recrues.

 « On se fait appeler les frappés du canot ! Quand on leur explique que ça se passe sur la glace, ils nous prennent pour des fous. C’est dur à expliquer pour recruter de nouveaux membres et leur expliquer pourquoi on le fait », a mentionné le Français, dont la passion singulière a fait l’objet de quelques reportages dans l’Hexagone.

 Débarqué la veille de la course du Carnaval du 9 février dernier, le quintette n’a eu qu’une journée pour s’exercer sur le terrain de jeu hivernal temporaire. Puisqu’il leur est impossible de s’entraîner dans les mêmes conditions en France, ils doivent retrouver leurs réflexes rapidement une fois au Québec.

  « On essaie d’arriver plus tôt normalement. Cela dit, c’est compliqué pour nous [pour se préparer]. Ici, les gens ont le fleuve et les glaces, nous, on n’a rien de tout ça. On s’entraîne plus physiquement. En plus, on n’habite pas dans la même région. On ne peut pas rivaliser avec des équipes qui sont sur place et qui s’entraînent régulièrement », expose Didier Voindrot.

Performance digne de mention

Ça ne les a pas empêchés de signer le deuxième meilleur temps, l’an passé, avec un canot vieux de 20 ans !

« On essaie de performer pour faire plaisir à nos commanditaires et pour se faire plaisir. On en train de voir s’il y a possibilité de le moderniser ou de le changer », a-t-il dit en parlant de l’embarcation fournie par leur partenaire.