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[EN IMAGES] «On a eu une bonne frousse»: une vingtaine de blessés au Mont-Sainte-Anne

Un accident avec les télécabines au Mont-Sainte-Anne fait une vingtaine de blessés

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Une vingtaine de skieurs ont subi des fractures ou des chocs nerveux et des centaines de personnes ont été secouées, ce matin, à la station de ski Mont-Saint-Anne, lorsque les télécabines se sont brusquement arrêtées au point de se balancer jusqu’à 180 degrés.  

«Un arrêt d’urgence non sollicité a provoqué l’arrêt du câble et des gondoles. Ça a swigné quand même pas mal à l’arrêt. Nous avons évacué la ligne en reculant pour avoir une aire d’accueil et de traitement à la base des gondoles avec un médecin», a expliqué, vers midi, le directeur général de la station, Maxime Cretin.       

La remontée compte 80 cabines ayant chacune une capacité de huit passagers, ce qui laisse supposer que plusieurs centaines de personnes ont été secouées. L’évacuation s’est déroulée entre 10h30 et 11h30.      

«Les arrêts d’urgence arrivent fréquemment. Mais ç'a l’air d’avoir été un peu plus brutal qu’à l’accoutumée», a ajouté M. Cretin.       

Le reste du domaine skiable est demeuré accessible toute la journée et l’achalandage était assez élevé. Par contre, la station a fermé ses portes pour la soirée. L’alimentation électrique a été coupée pour permettre de faire des tests sur le réseau, le problème n’ayant pas encore été ciblé.            

  • Entrevue avec Amée Van Veen à QUB radio, qui a été témoin de l'arrêt brusque des gondoles au Mont-Sainte-Anne   

Commotions cérébrales   

«Ce n’est pas la première fois que ça m’arrivait que le frein d’urgence se déclenche, mais là, ça s’est produit extrêmement subitement», raconte Michel Tremblay, qui situe l’incident à exactement 9h57.      

«On a été chanceux parce que certains se sont fait ramasser, a poursuivi le sexagénaire. Ça allait d’en avant en arrière, mais aussi sur le côté, et notre gondole s’est retrouvée à 180°. Nous étions dans le milieu de la remontée, mais nous n’avons pas eu de blessés parmi les six à bord. Des gens qu’on connaît ont subi des commotions cérébrales. Des vitres ont éclaté dans certaines gondoles. On a eu une bonne frousse. C’est certain qu’on a eu peur. Certains ont eu des maux de cœur. Mais tout le monde est resté calme.»      

S’il estime que des vitres des gondoles auraient pu être cassées à la suite d’un choc avec les pylônes, il pense aussi que des gens ont pu fracasser le plexiglas avec leur corps.       

«Les passagers sont assis les uns en face des autres dans la gondole. Et quand elle se retrouve à 180°, automatiquement, les gens sont projetés vers l’avant et peuvent briser la vitre. On m’a mentionné qu’une personne a été retenue pour ne pas tomber en bas de la gondole après avoir fracassé la vitre», avance M. Tremblay.      

Photo Agence QMI, Marc Vallières

Un manège   

«Ça ne m’était jamais arrivé de me faire brasser de même», raconte une autre passagère, Martine Lesieur, ancienne membre de l’équipe nationale de ski alpin.      

«L’onde de choc s’est promenée sur les câbles. La gondole a baissé, a monté, a baissé plus bas et a monté plus haut, le mouvement s’amplifiait. Ma copine en face de moi a levé d’un pied. On s’est demandé si ça allait décrocher.»      

«On estimait qu’on y avait goûté, mais on nous a dit que c’était encore plus impressionnant en haut de la montagne. On a eu chaud sur le coup, mais on a gardé notre sang-froid. En sortant de la gondole, c’était comme après un tour de manège. Ça bougeait encore un peu avec un mal de cœur», a constaté Mme Lesieur.            

  • ÉCOUTEZ le journaliste Pierre Antoine Gosselin de TVA Nouvelles en entrevue avec Geneviève Pettersen à QUB radio:    

Intervention saluée  

Tant M. Tremblay que Mme Lesieur s’entendent sur le travail du personnel de la station de ski. «Ils ont été "sur la coche". Ils ont sûrement eu des formations parce que jamais on a été traités comme ça. Ils se sont informés de notre état de santé et du côté émotionnel».       

«Que des bravos de ce côté», mentionne celui dont les 35 années de ski sur la montagne lui ont fait vivre quelques aventures avec les remonte-pentes. «Ils ont fait du méchant beau boulot. Rapidement, quelqu’un a fait le tour des gondoles avec un porte-voix pour savoir s’il y avait des blessés», mentionne Mme Lesieur.       

«Ça ne m’empêchera pas de faire du ski. Je prends l’avion ce soir (vendredi) pour skier dans l’Ouest. Je n’hésiterai pas à remonter dans les gondoles du Mont-Sainte-Anne, mais si elles s’arrêtent à nouveau, je vais peut-être devenir plus raide», lance-t-elle en riant. «C’est extrêmement sécuritaire ici. C’est une bad luck et ça ne m’empêchera pas de faire du ski».   

 Après l’événement, j’ai voulu continuer, mais en arrivant près des chaises, ma conjointe a eu mal au cœur et on est retournés à la maison», conclut pour sa part M. Tremblay.       

Photo Agence QMI, Marc Vallières

Ils ont eu peur

« Les arrêts d’urgence arrivent fréquemment. Mais ç’a l’air d’avoir été un peu plus brutal qu’à l’accoutumée. Ç’a swigné quand même pas mal à l’arrêt. » - Maxime Cretin, directeur général du MSA 

« On a été chanceux parce que certains se sont fait ramasser. », « C’est une badluck et ça ne m’empêchera pas de faire du ski ici. » - Michel Tremblay, passager 

« Ma copine en face de moi a levé d’un pied. On s’est demandé si ça allait décrocher. » - Martine Lesieur, passagère 

Bilan    

  • Les blessures plus sérieuses ont été traitées à l’hôpital le plus proche, celui de Sainte-Anne-de-Beaupré.       
  • Huit personnes y ont été transférées pour des fractures et, ou, des chocs nerveux.       
  • L’hôpital Chauveau a reçu huit blessés qui ont tous reçu leur congé dans l’après-midi.       
  • Trois blessés ont pris le chemin de l’hôpital l’Enfant-Jésus pour des codes verts (non critiques) selon l’échelle du triage.             
Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières

  

Photo Agence QMI, Marc Vallières
  • Avec Dominique Lelièvre