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Karl Alzner, le revenant de l’année

Le vétéran défenseur a porté l’uniforme du Canadien pour une première fois cette saison

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Photo AFP Rappelé du Rocket de Laval vendredi soir, Karl Alzner a endossé la flanelle du Canadien à Ottawa, samedi soir.

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OTTAWA | Gustav Olofsson, Otto Leskinen et Xavier Ouellet ont fait la navette entre le Rocket de Laval et le Canadien. Karl Alzner représentait probablement le plan E, mais il a fini par obtenir à son tour un rappel.  

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Avec le départ de Marco Scandella pour les Blues de St. Louis, la blessure à un pied de Victor Mete et la commotion cérébrale de Ouellet, le CH cherchait du renfort du côté gauche à la ligne bleue. 

Marc Bergevin a lancé un SOS en direction d’Alzner pour ce match contre les Sénateurs à Ottawa. 

« Je ne m’y attendais pas du tout, a admis candidement le défenseur de 31 ans. Mais je suis heureux de revenir ici. Je n’ai pas joué depuis pratiquement un an dans la LNH (10 janvier 2019). J’étais heureux de revoir les gars. »

Toujours aussi sympathique et logique dans ses réponses avec les journalistes, Alzner n’a pas caché qu’il ne croyait plus trop en ses chances d’un retour. 

« Oui, je doutais, a-t-il dit. Je voyais des rappels d’autres défenseurs, mais mon tour ne venait pas. Je suis ici pour avoir un impact, je ne veux pas juste remplir une place vide. Je veux faire ce que je sais bien faire et ce qu’ils attendent de moi. C’est le plan. »

Sur le plan financier, le défenseur originaire de Burnaby en Colombie-Britannique ne fera pas une bonne affaire en revenant dans la LNH. Avec le Rocket de Laval, il gagnait son salaire de 4,625 millions, mais il n’avait pas à payer la fameuse fiducie (escrow). 

« C’est vrai que je perds de l’argent, mais ça ne me dérange absolument pas, a-t-il dit avec le sourire. Je veux jouer dans la LNH. » 

Une saison raisonnable

En 53 matchs cette saison avec le Rocket, Alzner a récolté 13 points (1 but, 12 passes) et il présentait un dossier de +4.

« Personnellement, je me sens assez bien, a-t-il affirmé. À mes 20 ou 25 derniers matchs, je joue du bon hockey. J’ai développé une belle complicité avec plusieurs joueurs. L’équipe a toutefois de la difficulté. Il y a du talent au sein du Rocket, mais nous n’avons pas obtenu les résultats espérés. »

Julien n’a pas sorti le violon pour parler de son vétéran. On l’a déjà senti plus enthousiasmé par l’arrivée d’un joueur. 

« C’est un gars qui a de l’expérience dans la Ligue nationale et ce n’est pas parce que ça n’a pas fonctionné dès le début qu’il ne peut pas venir nous aider. Il connaît quand même une saison raisonnable à Laval. »

S’il a décrit sa saison comme raisonnable à Laval, Julien a été plus élogieux sur ses qualités humaines. 

« Karl Alzner a toujours, toujours eu une bonne attitude. Quand on parle de bonnes personnes, de bon gars, ça a toujours été le cas avec lui. Ce n’est pas surprenant. Ça fait partie de sa personnalité. Une bonne attitude à Laval et une bonne attitude en arrivant ici. C’est un de ses points forts. »


► Le 1er juillet 2017, Alzner a paraphé une entente de cinq ans et 23,125 millions avec le Tricolore. Après cette saison, il restera donc deux autres années à son entente.