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Brexit : « Pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année », estime Macron

Brexit : « Pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année », estime Macron
AFP

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PARIS | Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi soir qu’il n’était « pas sûr » que les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni aboutissent à « un accord global d’ici la fin de l’année », lors d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris.

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« Je ne suis pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année », a souligné le chef de l’État lors d’une rencontre avec des pêcheurs qui sont inquiets que le Brexit les prive d’une large part de leur gagne-pain.

« De toute façon, ça va se tendre, car ils (les Britanniques) sont très durs », a estimé M. Macron. « Ce qu’on a obtenu, c’est que la pêche ne soit pas sortie du mandat, mais on aura une pression » de la part des Britanniques.

Le premier ministre britannique « Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche, et avec ça, il va essayer d’obtenir l’accès au marché (européen, NDLR) », a déclaré le chef de l’État aux représentants des pêcheurs, avec qui il a clos sa visite du Salon de l’Agriculture.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier, entrant dans une période de transition qui doit durer jusqu’à fin 2020. Les deux parties ont prévu dans ce laps de temps de négocier un accord de libre-échange.

Britanniques et Européens doivent définir un accord sur la pêche réglementant l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques et vice-versa, au 30 juin pour une application au 1er janvier 2021.

« Macron a dit on aura un accord partiel, parce que tous les sujets ne pourront pas être traités, mais sur la pêche ce sera traité », a rapporté à l’AFP un participant à l’issue de la rencontre avec les pêcheurs.

Le négociateur en chef européen Michel Barnier a prévenu qu’un accord sur la pêche serait « non dissociable » de l’accord de commerce qui doit être négocié.

Londres a pour sa part souligné que « reprendre le contrôle » des eaux poissonneuses du Royaume-Uni était de première importance, et qu’elles devraient être accessibles d’abord aux « bateaux britanniques ».

Or, les pêcheurs de huit États membres de l’UE sont fortement dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent notamment 30 % du chiffre d’affaires des pêcheurs français.

La flotte de pêche britannique n’a en revanche pas la capacité de couvrir la totalité des quantités prises par les bateaux européens. En outre, les Britanniques ont besoin du marché européen pour leurs produits de la mer : l’UE est la destination de 70 % de leurs exportations.