/news/health
Navigation

Changements à prévoir pour les croisières en Asie

Les voyageurs ne pourront se prévaloir du FICAV

NCL Jade
Photo Courtoisie Les voyageurs sur le bateau de croisières NCL Jade ont pu quitter le navire à bord d’une navette, après quelques heures passées à Koh Samui, en Thaïlande.

Coup d'oeil sur cet article

Les croisiéristes qui prévoient prochainement voyager dans les eaux des territoires asiatiques doivent s’attendre à des changements d’itinéraires non prévus, alors que plusieurs pays ferment leur port d’escale en raison du coronavirus chinois.

Récemment de retour d’une croisière en Asie avec un groupe de 10 voyageurs, l’accompagnateur de voyages Vasco Spatial Luc Laflamme indique que les ports d’escale de Singapour, de Hong Kong, du Vietnam et celui de Sihanoukville, au Cambodge, étaient fermés en raison du COVID-19.

Lorsque le conseiller et ses clients ont quitté le Canada, le 1er février, aucun port prévu à leur itinéraire n’avait annoncé sa fermeture.

C’est en cours de route que l’itinéraire du navire Jade, de la Norwegian Cruise Line, a été modifié, en raison de la fermeture de ports d’escale.

« Nous devions avoir trois jours en mer, mais nous en avons eu sept, à la place. Les gens étaient à bout de nerfs », lance l’accompagnateur, précisant que le voyage avait été prévu bien avant l’éclosion du virus.

Chamboulements à prévoir

D’autres voyagistes ont aussi constaté des changements d’itinéraires. Le directeur de Traditours, Sébastien Forest, indique qu’une de leurs croisières, qui partait de l’Afrique du Sud vers Singapour, va finalement se diriger vers Athènes.

« On s’entend que c’est assez majeur comme changement. On a revu l’ensemble des escales sur l’itinéraire, de façon à avoir des escales intéressantes, mais reste que ce n’est pas ce que les gens avaient acheté », indique-t-il.

Par ailleurs, les clients d’agences de voyages qui voudront annuler leur séjour en raison du COVID-19 pourraient ne pas pouvoir se prévaloir de l’indemnité du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV).

La responsabilité en jeu

En effet, l’Office de la protection du consommateur (OPC) souligne que le FICAV « ne peut pas rembourser les services touristiques qui ont été rendus, mais qui n’auraient pas été conformes à ce qui était prévu, ou qui n’aurait pas été à la hauteur des attentes des clients ».

L’OPC propose plutôt aux consommateurs d’exercer des recours contre l’agence de voyages. « Un agent de voyages a, envers ses clients, une obligation de résultat », indique le porte-parole Charles Tanguay.

Cette affirmation fait bondir M. Laflamme, puisque les agences n’ont aucun contrôle sur les décisions des croisiéristes ou des autorités portuaires. Si la compagnie n’annule pas la croisière, la compagnie de voyages n’a aucun contrôle.

M. Laflamme souligne que lui et ses clients ne souhaitaient plus effectuer la croisière, mais des dépôts non remboursables avaient été payés.

De plus, afin d’obtenir une indemnité avant le départ, il aurait fallu que le gouvernement canadien émette une restriction de voyages.

Or, la restriction concerne la Chine continentale uniquement, et non le territoire de Hong Kong, où une escale était prévue.

« Le gouvernement fédéral n’a pas empêché des touristes canadiens de partir dans un coin du monde où d’autres ressortissants attendaient d’être évacués », dénonce-t-il, ajoutant qu’il espère un changement afin que ses clients soient remboursés.