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Divorce Jimmy Boisvert-Simon Kean

Conférence Kean vs Braidwood
Photo d'archives, Vincent Ethier/EOTTM Jimmy Boisvert et Simon Kean lors de la conférence de presse annonçant le combat des poids lourds entre Kean et Adam Braidwood à Shawinigan en juin 2018.

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RIMOUSKI | Jimmy Boisvert n’était pas à la pesée pour accompagner Simon Kean, jeudi midi. Mais ça n’avait rien d’exceptionnel puisque Marc Ramsay n’était pas là non plus, retenu à Montréal pour la préparation d’Artur Beterbiev.  

Kean se tenait avec Denis Hance et ce n’était pas exceptionnel non plus puisque Hance travaille étroitement avec Jimmy Boisvert à son gym Performance de Trois-Rivières. 

 Mais Jimmy Boisvert n’est plus l’entraîneur de Simon Kean depuis janvier. « On avait des standards d’entraînement précis et mesurés. Lors des deux derniers camps d’entraînement de Simon, il avait fallu secouer la cabane à mi-camp parce que Simon ne respectait pas les standards. La même situation s’est produite en janvier. Ça me rendait de mauvaise humeur, Simon disait qu’il en faisait plus que d’habitude. J’ai décidé que c’était assez et on s’est séparés », de dire Boisvert. 

  Simon Kean a confirmé le tout à Rimouski hier matin : « On n’est pas en chicane, on se parle pas, c’est tout », a-t-il dit sans vouloir épiloguer. 

SOUHAITER LE MIEUX 

 Quand Louis-Simon Gauthier a sorti la nouvelle dans le Nouvelliste Trois-Rivières, les sites de boxe se sont enflammés. Et c’est Simon Kean qui a été la cible de la plupart des commentaires. On lui a reproché sa coupe de cheveux Longueuil, son allure et sa défaite contre Dillon Carman qu’il a mis knock-out lors du match revanche. 

 Mais Jimmy Boisvert n’est pas d’accord avec ces propos presque haineux. 

« Je ne déteste pas Simon, voyons donc. Je voulais qu’il soit au maximum de sa condition physique. Pour avoir plus de chances de gagner. Et s’il perdait, un boxeur en excellente condition risque moins de subir des dommages physiques », de dire Boisvert. « Je lui souhaite le mieux, je veux qu’il gagne et qu’il progresse dans sa carrière. Surtout que Denis Hance travaille dans mon gym depuis des années », ajoute-t-il. De toute façon, c’est sans doute à Montréal ou à Laval que se trouve la solution à long terme pour Kean. 

 Mais ce divorce entre deux complices de quinze ans posait encore plus de pression sur les épaules de Kean. Il n’y aurait pas d’excuse en cas de défaite. 

MASSOUDI A LE CANADAVIRUS 

Coup dur hier matin pour Camille Estephan, Artem Oganesyan et Éric Boucher de l’Océanic. Le Français Fouad El Massoudi s’est levé courbaturé et grippé. Dans de telles conditions, il ne se sentait pas capable d’affronter une machine de guerre comme le jeune Oganesyan. Celui qui a achevé un adversaire avec sept uppercuts de suite. Un phénomène. 

 Camilles Estephan a tenté de le convaincre de monter dans le ring en allongeant plus d’argent. Et en lui rappelant que s’il ne boxait pas, il ne serait pas payé. Mais Massoudi n’a pas bronché. Il n’irait pas se faire tuer par une machine de guerre alors qu’il avait attrapé un Canadavirus. 

 Depuis son arrivée, Massoudi s’est plaint à plusieurs reprises. Et hier, Artem et Camille Estephan étaient convaincus qu’il avait peur. Pour Artem Oganesyan, c’était une catastrophe. Il s’était entraîné à la dure, avait abaissé son poids à 156 livres et piaffait d’impatience en se réveillant hier matin. 

 Mais le docteur Marc Gagné, médecin de la Régie des Alcools, des courses et des jeux, a vu Massoudi jeudi et il croyait sa version qu’il se sentait trop malade pour entamer un combat de boxe : « Si cela avait été un patient ordinaire dans mon bureau, je l’aurais cru. Il ne semblait pas bien », de dire le médecin. 

 Je le répète, la boxe ne pardonne pas. Faut déjà être au sommet de sa condition pour affronter un jeune surdoué comme Artem. Le faire avec une mauvaise grippe, c’est du masochisme... 

Un tragique suicide dans la nuit 

Le gars dans la trentaine était au Colisée de Rimouski, jeudi soir. Il travaillait bénévolement avec une dizaine de ses coéquipiers du Club de boxe de Rimouski à l’installation des sièges, des clôtures et des salons sur le plancher de l’aréna.   

Personne n’a remarqué quoi que ce soit d’anormal.  

 Il est entré chez lui. Puis, il a écrit sur Facebook le résumé de sa peine d’amour. Il aimait une femme qui avait déjà un conjoint et ça ne marchait plus. Avec les détails nécessaires pour que tout le monde sache de qui il parlait. 

 Et il s’est suicidé. 

 Hier matin, Éric Boucher s’est présenté tôt le matin au Colisée. Il attendait une vingtaine de gars du club de boxe pour compléter le travail. Ils étaient quatre. Complètement démolis. Les seize autres étaient incapables de se présenter. Ils avaient le cœur brisé. Ils ne comprenaient pas la tragédie dont ils venaient de prendre connaissance.  

 M. Boucher a réussi à trouver quelques bénévoles de plus et en après-midi tout était prêt.  

 Mais tout le monde était bouleversé. Une ville comme Rimouski, c’est tricoté serré. 

DANS LE CALEPIN  

La star la plus courue sur le plancher a été le doc Mailloux. Faut dire que le doc est numéro un à la radio dans tous les marchés du Québec, y compris le Bas-du-Fleuve. Il deviendra joueur autonome à la fin du printemps... David Lemieux a lui aussi été très occupé à poser pour des photos... Mathieu Germain devait faire ses débuts à la radio du 91,9 mais un problème technique a retardé son entrée en ondes... La délégation de Québec comprenait Alain April du Bonne Entente. Mais M. April est aussi gouverneur d’une équipe Midget AAA de la région. André Bélanger, le big boss de Béton provincial, a profité du gala pour se rendre à l’usine de Matane avant de se rendre au Colisée... contrairement à ce qui se passe à Vegas et Montréal, l’édifice était déjà rempli à 8 heures... on a remarqué l’absence de Jean-Marc Gagné, de Michel Beaudry et de Justin Trudeau. Les deux premiers avaient des choses à faire...