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Lailou, une chienne qui apaise l’anxiété

JM 0223 ANIMAUX 
Maxime, Lailou et sa conjointe
Photo courtoisie Maxime Gleeton, avec sa conjointe Caroline Lebel, alors qu’elle était enceinte de Charlotte Lise, et Lailou la chienne d’assistance.

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Depuis son retour d’Afghanistan en 2009, Maxime Gleeton vit un état de stress postraumatique. Quand l’anxiété monte et que ses jambes se mettent à trembler, Lailou, son chien d’assistance psychologique, vient se coller sur lui et fait des points de pression pour l’apaiser, le calmer et pour le ramener à la réalité. Sans elle, le vétéran des Forces armées canadiennes ne serait peut-être plus de ce monde.  

Maxime Gleeton a été libéré des forces armées canadiennes en 2015. C’est en 2009, quelques temps après son retour d’Afghanistant, que sa vie a basculé.   

Atteint d’un trouble de stress post-traumatique, il n’arrivait plus à fonctionner. Il vivait de l’anxiété extrême ; avait des épisodes dissociatifs. Il ne pouvait plus sortir en public, n’était plus capable de faire des choses par lui-même. Il devenait parfois hypervigilant et méfiant envers les gens. En thérapie et de plus en plus médicamenté, il avait l’impression de continuer à s’enfoncer. Il a même contemplé le suicide.  

Après avoir rencontré quelqu’un qui avait un chien d’assistance psychologique, il a fait des recherches et ses démarches l’ont conduit chez les Chiens Togo. « J’étais en Cadillac avec eux car ils sont professionnels et très organisés », affirme le vétéran de 36 ans, résident de Québec. Les Chien Togo est un organisme sans but lucratif qui transforme des chiens abandonnés en chiens d’assistance psychologique.   

Maxime Gleeton a été accepté dans le programme chez Chiens Togo. Après plus d’un an d’attente, de suivis et d’entraînement, il a obtenu sa Lailou, une belle chienne de trois ans, un mélange de berger allemand et de labrador. « Dès notre premier rendez-vous “galant”, Lailou m’a conquis en s’assoyant tout de suite sur mon pied», raconte-t-il.
Lailou est entraînée pour désamorcer l’anxiété dès que les premiers symptômes de Maxime apparaissent. Elle l’aide à gérer son anxiété et à canaliser ses émotions : « Mon chien me calme », explique-t-il. Lorsque Maxime commence à trembler ou transpirer plus abondamment, Lailou se colle sur lui et le sort de « sa bulle », le ramène à la réalité. Lorsqu’il ne se sent pas bien, Maxime flatte Lailou et cela diminue son malaise.  

Un nouveau départ  

Depuis la création de ce beau duo, la vie de Maxime Gleeton est devenue plus douce et la pression exercée sur son entourage a grandement diminué. Il est moins dépendant d’eux. Le père et la conjointe de Maxime devaient sans cesse le rassurer et veiller au grain. « Maintenant, je suis en mesure de faire des choses de façon autonome, tant que Lailou est à mes côtés », dit-il. Récemment, Maxime a dû être hospitalisé et il a été capable de gérer par lui-même cette situation nouvelle et inconnue avec la présence de son chien d’assistance . « Je remets toute ma confiance en elle ».  

La présence de Lailou lui a permi de réduire sa consommation de médicaments, ce qui l’aide à vaquer à ses activités quotidiennes plus aisément. Il est plus stable. Tellement que sa conjointe et lui ont décidé d’avoir des enfants. Il est maintenant père de deux petites filles, Charlotte Lise, âgée de 2 ans, et Hayley Johanne, 6 mois.   


 ♦ Fait particulier, Lailou a été la première chienne d’un vétéran dont l’entraînement a été entièrement financé par Wounded Warriors Canada et Paws Fur Thought. D’ailleurs l’ex-lieutenant-général Roméo Dallaire, lors d’une cérémonie en mai 2018, a remis à Lailou sa veste des Chiens Togo l’identifiant ainsi comme chien au travail.