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Le sport après 70 ans: lisez les témoignages de ces super athlètes

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Le Journal a rencontré dix athlètes de 70 ans et plus que nous vous présenterons aujourd’hui et demain. Ils ont en commun le désir de se dépasser et plusieurs participent encore à des compétitions internationales. « Je vais avoir 81 ans en 2022, alors je vais être parmi les plus jeunes de la catégorie 81-85 », nous confie avec enthousiasme le patineur de vitesse Gaston Roy dans une entrevue qui sera publiée demain.   

Le sprinteur a commencé cette discipline à la porte de la cinquantaine, une tendance qu’on voit de plus en plus. Au lieu de se contenter de petites marches dans le quartier à la retraite pour garder la forme, ces Québécois poussent la machine à fond. Et n’ont jamais été aussi heureux.   

« Si j’ai le malheur de rater une semaine, ça me manque, vous ne savez pas comment », confie la nageuse Hélène Jacques, 80 ans.   

Leurs témoignages sont inspirants et la preuve que l’activité physique procure des bienfaits immenses, peu importe l’âge.   


À quel âge est-on vieux ? À 30 ans, répondra un enfant. Jamais, dira une personne considérée comme « âgée », les yeux pétillants. Et d’autres, selon leur expérience de vie, leur santé et leur parcours se sentiront déjà vieux, peut-être trop jeunes. La réponse à la question « Quand est-ce qu’on est trop vieux pour bouger ? » est, quant à elle, plutôt unanime : jamais.  

« Cette idée qu’il est un jour “trop tard” est dépassée. Il n’y a pas d’âge pour commencer à bouger, et il n’y a pas d’âge pour continuer », affirme Mylène Aubertin-Leheudre, professeure-chercheuse à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.               

Ralentir le temps  

En général, dès l’âge de 60 ans, on perd en masse musculaire, en force musculaire et en densité osseuse, alors qu’on gagne en tissu adipeux interne.                

Tout le monde ne vieillit néanmoins pas de la même façon. La vitesse du processus naturel lors duquel on perd ses capacités physiques – le vieillissement – dépend d’une foule de facteurs, dont la génétique, le mode de vie (celui d’aujourd’hui et celui d’hier), la maladie et les accidents.                

« Il n’est pas rare de voir une personne d’à peine 55 ans dans un corps de 75 ans », donne en exemple la spécialiste en gériatrie.               

« Inversement, en étant actives, certaines personnes réussissent à ralentir le phénomène de vieillissement, voire dans certains cas à le contrer. Elles conservent un bon niveau de condition physique, malgré le temps qui passe », ajoute Mylène.               

Être un athlète passé 70 ans   

L’idée qu’il faut se « ménager » en vieillissant persiste encore. Selon la professeure-chercheuse de l’Institut de gériatrie de Montréal, les recommandations pour un athlète « âgé » sont pourtant les mêmes que celles pour une personne « normale » : il faut surtout éviter le surentraînement. Cela s’exprime notamment par accorder au corps une plus longue période de récupération, alors que la fatigue musculaire est plus importante avec l’âge.               

« Si une personne commence à bouger à 70 ou à 80 ans, il y a aussi tout un passé à considérer », dit la professeure-chercheuse. On ne peut pas s’attendre, par exemple, à une mobilité optimale après des décennies de sédentarité. Des ischiojambiers écourtés par 60 ans de position assise se plaindront plus facilement d’un entraînement intensif sur piste ! Et c’est sans compter les vieilles blessures de hockey qui peuvent refaire surface...               

Il faut conséquemment prendre en compte un bilan global lorsqu’on se met à bouger, surtout si l’on vise la performance. L’accompagnement d’un kinésiologue est toujours recommandé, mais dans le cas d’une personne âgée, c’est tout à fait essentiel, selon Mylène Aubertin-Leheudre.               

Quant à la crainte de faire pomper le cœur, elle serait injustifiée. « Il faut opter pour une intensité au moins modérée – se sentir essoufflé ! — si on veut récolter les bienfaits de l’activité physique. Beaucoup n’osent pas », dit Mylène Aubertin-Leheudre. Elle admet qu’il y a des zones (niveau d’effort de 8,5+/10) qu’on ne devrait pas atteindre sans supervision.               

Tant que l’on est bien guidé et encadré, il n’y a ainsi aucun mal à viser des objectifs sportifs à un âge avancé. Le regard peut être porté vers l’avant, peu importe le nombre de chandelles sur le gâteau ; on n’est jamais trop « dépassé » pour se dépasser.               

« Chez les personnes âgées, il y a aussi une urgence de vivre – la vie paraît tout à coup courte ! Il n’est pas rare que ces athlètes se sentent pressés... un peu comme des adolescents », termine Mylène.               

Les aînés s’activent  

Le Québec n’a pas d’âge pour bouger. Le sport chez les aînés connaît un regain de popularité, selon le Réseau FADOQ, nouvelle appellation de la Fédération de l’âge d’or du Québec.  

Parmi les 1860 participants à la 28e édition des finales provinciales des Jeux FADOQ, en septembre dernier à Trois-Rivières, 24 % étaient âgés de 70 ans et plus. Ce total de participants constitue un record pour cet événement qui, lors de sa création en 1992, en avait accueilli 270.               

« Le Réseau FADOQ milite pour l’activité physique afin de maintenir et d’améliorer la qualité de vie des personnes de 50 ans et plus. Les bienfaits du vieillissement actif sont nombreux, il s’agit d’une excellente façon de garder les personnes âgées actives et ainsi prévenir les risques de maladie. Un aîné actif est un aîné en meilleure santé qui restera autonome plus longtemps, en meilleure forme physique et psychique, et est donc plus apte à contribuer de manière active à la société québécoise », expose le directeur général du Réseau FADOQ, Danis Prud’homme.               

— Alain Bergeron  

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