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Un piéton meurt happé par un chauffeur de taxi

Il n’aurait pas traversé à une intersection, selon la police de Montréal

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La mort d’un piéton de 63 ans happé par un taxi tôt hier matin sur Le Plateau-Mont-Royal rappelle le stress constant auquel les chauffeurs de taxi sont confrontés dans la métropole.  

Max-Louis Rosalbert conduit un taxi depuis plus de 40 ans. Il « prie le Bon Dieu » chaque jour pour ne happer personne, tant il considère que les piétons sont parfois dangereux.   

« Votre priorité vaut quoi si vous êtes à la morgue ? La sécurité d’une personne commence par elle-même », explique celui qui est président du Regroupement des propriétaires de taxis de Montréal (RPTM).   

Des ambulanciers ont tenté de porter secours à l’homme qui a été happé vers 4 h 40 sur l’avenue du Parc, près de la rue Milton.
Photo Agence QMI, Pascal Girard
Des ambulanciers ont tenté de porter secours à l’homme qui a été happé vers 4 h 40 sur l’avenue du Parc, près de la rue Milton.

Il a été attristé d’apprendre qu’un homme de 63 ans est décédé après avoir été happé par un taxi, vers 4 h 40 hier matin.   

Sivakumar Sinnathamby revenait du travail quand il a traversé l’avenue du Parc, près de l’intersection avec la rue Milton. Un chauffeur de taxi qui se dirigeait en ligne droite vers le sud sur du Parc ne l’a pas vu à temps.   

La victime était en arrêt cardiorespiratoire après l’accident et a été transportée à l’hôpital où son décès a été constaté. Le chauffeur de taxi a également été traité pour un choc nerveux.   

Taxi sur son feu vert  

« Pour le moment, la première hypothèse est que le piéton a traversé à un endroit autre qu’à l’intersection, et que le taxi était sur son feu vert », mentionne Jean-Pierre Brabant du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).   

Des représentants de l’industrie du taxi joints hier par Le Journal ont été peinés par ce qu’ils considèrent comme un bête accident. Cependant, ils constatent quotidiennement que des piétons ont des comportements dangereux en ville, que ce soit parce qu’ils ne traversent pas aux intersections, ou parce qu’ils ont les yeux rivés à leur cellulaire.   

« Quand tu conduis, tu dois vraiment faire attention aux gens, ils ont toujours l’impression que c’est toi qui dois les voir », explique Feeld Jean, de l’Association haïtienne des travailleurs du taxi.   

Les conducteurs font tout ce qu’ils peuvent pour éviter les collisions. Les accidents avec dommages corporels impliquant les taxis sont en baisse au Québec. (voir tableau).   

Chauffeur  

Egard El-Kalaani rappelle que des structures sont en place pour punir les chauffeurs de taxi qui manqueraient trop de civisme ou qui contreviendraient au Code de la sécurité routière.   

« On traite les plaintes de la bonne manière. Il y a des règlements et des comités de discipline », souligne-t-il.   

M. El-Kalaani salue la décision de Mont-réal de ne pas reconduire l’expérience des trottinettes électriques en libre-service.    

« Franchement, c’était trop stressant », mentionne-t-il.   

Taxis impliqués dans des accidents avec blessures   

  • 2018: 388  
  • 2013: 495    

Taxis en circulation   

  • 2018: 8296  
  • 2013: 8286