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Trudeau a abandonné les Premières Nations, dit la chef régionale de l'Ontario

RoseAnne Archibald, chef régionale ontarienne à l'Assemblée des Premières Nations
PHOTO AFN RoseAnne Archibald, chef régionale ontarienne à l'Assemblée des Premières Nations

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La chef régionale ontarienne à l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald, estime que le premier ministre Justin Trudeau a laissé tomber les Premières Nations, en plus de mettre leur vie en danger. 

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La chef RoseAnne Archibald a tenu ces propos, vendredi, en réaction au point de presse de M. Trudeau, qui a sommé les manifestants solidaires des chefs héréditaires Wet’suwet’en de lever les blocus qui perturbent le réseau ferroviaire un peu partout au pays. 

«Nous demeurons ouverts au dialogue, mais nous attendons que le leadership autochtone montre qu’il comprend aussi que la responsabilité est sur eux», a dit M. Trudeau, soulignant que les membres de multiples communautés autochtones sont loin de se ranger derrière les manifestants bloquant les voies ferrées. 

«Le premier ministre Trudeau a abandonné les Premières Nations et nos protecteurs des terres et a mis nos vies en danger dans ses dernières déclarations avertissant qu'il incombe désormais aux dirigeants autochtones de mettre fin au blocus», a fait savoir la chef régionale de l’Ontario, dans une déclaration, vendredi soir. 

Elle estime qu’Ottawa est tenu de respecter ses «obligations fiduciaires de la Couronne» envers les Premières Nations et que Justin Trudeau ne peut pas «se désengager à ce moment critique» et inciter les Autochones à résoudre un problème créé par le gouvernement de la Colombie-Britannique et Ottawa. 

Mme Archibald est d’avis que le problème n’est pas à Tyendinaga, en Ontario, où des manifestants bloquent, depuis deux semaines, les rails du Canadien National, en guise de solidarité avec la Première Nation Wet’suwet’en. 

«Je soutiens de tout cœur les chefs héréditaires des Wet’suwet’en dans leur appel au retrait de la GRC de leur territoire traditionnel afin qu’une véritable discussion de nation à nation ait lieu», a-t-elle ajouté. 

«La seule voie vers une résolution pacifique est celle où le gouvernement fédéral doit tenir compte des demandes formulées par les chefs héréditaires», a-t-elle ajouté.