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Trudeau et les phrases creuses

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Justin Trudeau n’a que lui à blâmer pour la gravité de la situation actuelle.

C’est lui qui a mené le pays dans une crise aux répercussions aussi nombreuses que dramatiques. Politiquement, économiquement, socialement. C’est de SA faute.

Je mentionne que d’ordinaire, j’hésite à personnaliser à outrance mon propos lors de crises politiques ou de tragédies. Pour avoir travaillé dans ce milieu pendant des années, je peux témoigner de la charge qui incombe aux femmes et aux hommes qui dirigent les destinées de notre société.

Je préfère normalement parler de l’institution, du gouvernement ou de la fonction.

Mais dans ce cas-ci, la responsabilité de celui qui est censé diriger notre pays est tellement probante qu’on ne peut faire autrement que nommer l’évidence.

Justin Trudeau est faible. Désorganisé. Il n’a aucun leadership et son jugement est déficient.

Signaux

D’un bout à l’autre du pays, depuis deux semaines, les voix se font entendre pour dénoncer l’attitude mollassonne du gouvernement et de son dirigeant.

Fallait entendre le premier ministre hier après-midi. De phrases creuses en phrases creuses, il a tenté de faire preuve de fermeté sans jamais réussir à formuler un message clair et convaincant.

À un certain moment, il a mentionné que depuis le début, il craint que l’action du gouvernement contribue à empirer la situation et la rendre encore plus explosive.

C’est pourtant exactement ce qu’il a fait. En étant incapable de faire preuve de fermeté tout en favorisant le dialogue, d’établir des limites claires tout en démontrant de la flexibilité, il a effectivement envenimé la situation.

À un point tel que le pays tout en entier retient son souffle. Un pays qui subit déjà les conséquences de l’incompétence, et qui se demande quand et comment s’arrêtera cette crise.

Ce pays, il retiendra que son chef d’État a failli à la tâche. Sur toute la ligne.