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De quoi intéresser les acheteurs

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OTTAWA | Max Domi, ça ne lui tentait pas de jouer comme ça plus souvent cette saison ? 

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En attaquant l’enclave, intense, au lieu de niaiser en périphérie et y aller d’un lancer mou de loin qui ne mène à rien. 

Visiblement, non, ça ne lui tentait pas.  

Car il en est capable, il l’a démontré l’an passé. Frustré de ne pas obtenir de prolongation de contrat, on l’a senti moins impliqué, et tranquillement Nick Suzuki l’a dépassé dans l’organigramme au centre. 

Domi (247 points en carrière) a dépassé son père Tie (245) hier. Il a surtout haussé son jeu de plusieurs coches lors du dernier match de son équipe avant la date limite des échanges, demain 15 h. Peut-être intéressera-t-il un club aspirant aux grands honneurs. 

Marc Bergevin devra l’échanger tôt ou tard. Ce gars-là est trop inconstant et son attitude trop énigmatique pour que le Canadien en fasse une pièce maîtresse de son échiquier à long terme. Le Canadien pourrait sûrement obtenir un bon jeune défenseur en retour. 

Le dilemme de Bergevin 

Le DG du Canadien doit faire les 100 pas dans son salon. Vendeur ou acheteur ? Ou un peu des deux ?  

Son club vient de coller deux victoires de suite pendant que les Maple Leafs en arrachent. Ils ont perdu hier à Toronto dans un contexte invraisemblable, alors que les deux gardiens des Hurricanes se sont blessés et que c’est un chauffeur de Zamboni qui a dû enfiler les jambières. 

David Ayres, 42 ans, a remporté le match et s’est vu décerner la première étoile. Une histoire de film. 

Et voilà le Canadien à seulement six points des Maple Leafs. Se tailler une place en séries est presque impossible, mais... difficile d’opérer une véritable vente de feu en ce moment.  

« On a bien patiné et on a bien bougé la rondelle, se réjouissait Claude Julien après le match. Il faut jouer plus de matchs comme ça. On se rapproche. On sait qu’il y a des décisions qui seront prises (d’ici la date limite des échanges), tout le monde s’y attend. De notre côté, il faut continuer à jouer de la bonne façon et gagner des matchs. Il n’y a pas un athlète qui va dire on abandonne, on va perdre des matchs. On n’a pas été élevés de cette façon-là. » 

Mine de rien, l’aiguille se rapproche de la case « on sait jamais »...