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Kean, la route pour Moscou?

Mission accomplie pour Simon Kean à Rimouski vendredi soir.
Photo DIDIER DEBUSSCHERE Mission accomplie pour Simon Kean à Rimouski vendredi soir.

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RIMOUSKI | Il était passé minuit quand Simon Kean est venu rejoindre le groupe de Camille Estephan dans le bar de l’hôtel. Le grand gaillard flottait sur un nuage. Son nouveau coach Denis Hince l’accompagnait. Ils se sont mis aux boissons gazeuses...  

Kean était heureux pour de nombreuses raisons. Pour la première fois depuis un an et demi, il s’était fait confiance dans son combat contre Daniel Martz. 

 C’est certain que Martz n’était pas le meilleur boxeur de la planète. Mais Dillon Carman non plus. Et on se souvient du résultat à Québec. 

 Et puis, Martz (et ses six pieds et sept pouces) avait affronté Luis Ortiz avant que ce dernier ne s’attaque à Deontay Wilder pour le titre mondial.   

 On a jasé autour de la table. Kean était exubérant. Très heureux de sa décision de travailler avec Denis Hince : « On était de bonne humeur et j’étais content de travailler au gym. J’étais relax dans le ring, moins stressé que d’habitude », expliquait-il. 

UN BESOIN D’AIR FRAIS 

 Cette victoire semble avoir donné confiance au Grizzly... mais aussi à son promoteur Camille Estephan. On avait l’impression que Simon Kean avait payé sa dette de la défaite, qu’il pouvait maintenant reprendre le chemin vers les combats hauts de gamme.  

 Point confirmé hier par Estephan : « Toutes les options sont maintenant ouvertes avec Simon », a-t-il dit. 

 Il faut d’abord régler le problème de l’entraîneur. Simon Kean a passé quinze ans avec Jimmy Boisvert et Estephan ne veut pas bousculer cette vieille relation. C’est Kean qui va décider s’il veut retourner ou non avec Boisvert. 

 Mais pour avoir jasé longuement avec le poids-lourd de la Mauricie, cette séparation pourrait durer un bon moment. Kean a visiblement le goût de respirer, de prendre ses décisions. 

Et Denis Hince ? C’est compliqué puisque Hince travaille en collaboration avec Jimmy Boisvert à son gym Performance. Cette relation coach-boxeur était possible pour un combat, mais est-ce faisable sur une base régulière ? 

EN ROUTE POUR MOSCOU ? 

 Kean et Camille Estephan discutent d’un plan ambitieux.  

Son nom est Andrei Ivichuk. C’est un Biélorusse qui est né et a grandi à Minsk, la capitale du pays. Il travaille maintenant dans un important gym à Moscou où on développe surtout des pugilistes en arts martiaux à la tonne. On le connaît sous son surnom de Bupas. C’est l’entraîneur du prodige Artem Oganesyan et c’est une énorme référence quand on regarde boxer le jeune de 20 ans : « Ivichuk devait assister au combat de Simon à Rimouski, mais il a été frappé par un virus. On aimerait voir si ça pourrait marcher avec Simon. Ça voudrait dire que Simon devrait aller passer des camps d’entraînement de quelques mois à Moscou, mais c’est vraiment une option très sérieuse. Les entraîneurs de l’école russe sont compétents », résume Estephan. 

 Pour Simon Kean, ce serait un énorme défi. Les coachs russes sont extrêmement exigeants avec leurs boxeurs. Misha Romanchuk, le coach russe qui s’occupait des boxeurs d’Anna Reva est retourné travailler à Moscou. Ses poulains le trouvaient trop dur. 

 En attendant, on a encore constaté à Rimouski que les poids lourds donnent un spectacle électrisant. Les gens sont restés longtemps dans le Colisée après la victoire de Kean et on a eu besoin de la sécurité pour vider la place. Y avait de la bière dans le gaz... 

DANS LE CALEPIN- On attendait Évelyne Morrisseau de Vidéotron avec David Lemieux. On a eu droit à Dave Morissette. Ils ne sont pas parents et Morissette n’est pas le féminin de Morrisseau.