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Blocus ferroviaire: les Mohawks confrontés à un ultimatum à Belleville

Blocus ferroviaire: les Mohawks confrontés à un ultimatum à Belleville
AFP

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Le CN et la Police provinciale de l'Ontario ont donné jusqu'à minuit, dimanche soir, aux Mohawks de Tyendinaga pour lever leur barricade des voies ferrées près de Belleville en Ontario. 

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Les autorités ont indiqué que si les protestataires ne partaient pas avant l'ultimatum donné, ils pourraient faire face à de possibles accusations, sans toutefois en préciser la teneur. 

Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, a montré son désaccord concernant cette stratégie pour mettre fin aux blocus érigés pour protester contre le gazoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique. «Le devoir du premier ministre du Canada n'est pas de solliciter l'intervention des forces policières des provinces, mais bien au contraire, tout faire pour les éviter!», a-t-il écrit sur Twitter. 

«Il y a lieu de craindre que cette tentative de sortie d’une crise que le gouvernement canadien n’a pas su gérer n’ait au contraire pour effet de l’empirer.», a-t-il ajouté par communiqué. 

Pour favoriser le dialogue, Yves-François Blanchet propose que la GRC parte complètement du territoire des Wet'suwet'en, que les travaux concernant le gazoduc soient mis sur la glace et qu’un médiateur soit nommé. 

Cet avertissement servi aux Mohawks ontariens par le CN et la Police provinciale de l’Ontario survient au lendemain de la rencontre des chefs héréditaires Wet'suwet'en de Colombie-Britannique avec cette communauté mohawk. Toute la communauté était invitée au rassemblement, mais pas les policiers ni les journalistes. 

Près du barrage, les Autochtones de Tyendinaga ont installé une ligne de cônes orange aux abords du chemin de fer que les médias ne doivent pas franchir. 

Le blocus ferroviaire, en appui aux Autochones qui s'opposent au gazoduc Coastal GasLink dans le nord de la Colombie-Britannique, dure maintenant depuis 18 jours. Les répercussions économiques se font déjà sentir, car ce corridor ferroviaire relie le sud de l’Ontario au Québec et aux Maritimes. 

Le transport de marchandises est donc toujours grandement perturbé, notamment dans l’est du pays, de même que les services de transport de passagers de VIA Rail à l’est de Toronto. En fin de semaine, VIA – qui avait interrompu son service partout au pays à la mi-février en raison des blocus ferroviaires – a toutefois annoncé la reprise du service complet sur plusieurs de ses routes, dont celles entre Québec, Montréal et Ottawa, et prévoit d’autres reprises de service au cours de la semaine qui vient. 

Dimanche, après la levée vendredi soir d’une barricade qui avait été érigée mercredi sur une voie ferrée à Saint-Lambert, exo, la société responsable des trains de banlieue dans la région de Montréal, a annoncé que son service sur la ligne de Mont-Saint-Hilaire reprendrait lundi. Les usagers de la ligne Candiac devront, eux, encore patienter et utiliser le service de navette par autobus, étant donné que des Mohawks bloquent toujours des rails à Kahnawake.