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Salon du vélo : La bicyclette électrique vole la vedette

Marc Barrette était venu pédaler sur un vélo en démonstration de l'entreprise Marinoni, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.
Photo ÉTIENNE PARÉ Marc Barrette était venu pédaler sur un vélo en démonstration de l'entreprise Marinoni, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.

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MONTRÉAL | Se déroulant en fin de semaine, le Salon du vélo de Montréal pourrait tout aussi bien s’appeler «le salon du vélo électrique», tellement ce genre de bicyclette accapare une place importante sur le marché aujourd'hui.

«Toutes les grandes compagnies ont développé des modèles électriques. L’offre est tellement immense, il faut s’attendre à ce que les prix [entre 2000 et 17 000 $] baissent», a expliqué Jan P. Dubé, le promoteur du salon, qui en était à sa 18e année.

Et la croissance n'a pas encore atteint son pic. S'il faut en croire les détaillants, on ne serait qu’au début de la vague.

Nicolas Régis Lupien, gérant de E2-Sport, avec un tandem électrique, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.
Photo ÉTIENNE PARÉ
Nicolas Régis Lupien, gérant de E2-Sport, avec un tandem électrique, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.

«De 2012 à 2018, on avait une croissance constante de 20 à 30 % par année. Pour 2018 et 2019, on parlait de 30 et 40 % et cette année, on prévoir une hausse de 50 %», a mentionné Jonathan Leblanc, représentant des ventes chez Velec, une entreprise québécoise qui a tout misé sur le vélo électrique, il y a 15 ans.

Au début, leurs modèles électriques étaient principalement conçus pour les plus de 50 ans qui comptaient se remettre en forme. Mais de plus en plus, les 30-50 ans commencent eux aussi à démontrer de l’intérêt pour le vélo à assistance.

Marc Barrette était venu pédaler sur un vélo en démonstration de l'entreprise Marinoni, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.
Photo ÉTIENNE PARÉ

«De plus en plus de gens veulent suivre le mouvement vert. Avec le trafic et les cônes orange dans les grandes villes, les gens préfèrent se déplacer en vélo. Certains clients ont testé qu’ils arrivaient au travail plus rapidement en vélo électrique qu’en voiture à Montréal », a analysé Jonathan Leblanc, qui considère que le design des nouveaux modèles rend ce type de véhicules plus attrayants aux yeux des jeunes, la pile rechargeable étant moins visible.

Plus accepté

Car longtemps, le véhicule à assistance électrique (VAE) était regardé de haut par les puristes, se souvient M. Leblanc. Aujourd’hui, on sent que le VAE commence par être accepté par la communauté cycliste.

L’an dernier, une compétition de vélo de montagne électrique au mont Saint-Anne, près de Québec, a reçu l’aval de l’Union cycliste internationale (UCI), une première.

Jonathan Leblanc, représentant des ventes chez Velec, avec le CITI, le vélo électrique le plus populaire vendu par son entreprise, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.
Photo ÉTIENNE PARÉ
Jonathan Leblanc, représentant des ventes chez Velec, avec le CITI, le vélo électrique le plus populaire vendu par son entreprise, lors du Salon du vélo, au Stade olympique de Montréal, le 23 février 2020.

Il faut dire que le vélo avec assistance reste un sport, malgré tout. Même qu’une étude de l’Université de Bâle, en Suisse, a conclu en 2018 qu’on peut autant améliorer ses capacités cardiorespiratoires en roulant en VAE qu’en s’adonnant au vélo traditionnel.

«Avec les vélos à assistance, au lieu d’avoir un effort très intense pendant une petite durée de temps, on a un effort qui est plus constant, mais sur une longue durée» , a résumé Nicolas Régis Lupien, gérant de E2-Sport, une boutique à Montréal où l’on ne vend que des vélos électriques.

Bientôt à 45 km/h?

M. Régis Lupien a vu, lui aussi, la demande croître à la vitesse grand V dans les derniers mois. Si la tendance se maintient, il ne serait pas étonné que les règles soient resserrées, déjà que la vitesse maximale de chaque VAE est fixée à 32 km/h et que le port du casque est obligatoire.

«J’ai l’impression que le gouvernement va réaliser l’avantage que peuvent avoir les vélos qui sont débarrés jusqu’à 45 km/h. En Europe, c’est légal, mais les vélos électriques qui vont plus vite que 25 km/h doivent être immatriculés. Je pense qu’on se dirige vers ça», entrevoit-il.