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De Crazy à American Pie

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Photo AFP Tyson Fury a malmené Deontay Wilder samedi soir à Las Vegas.

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Tyson Fury n’est pas un boxeur comme les autres. En fait, il n’est pas un homme comme les autres.   

Tellement qu’en pleine ville de Deontay Wilder, c’est lui qui a complètement dominé le show.  

Pas juste le combat.  

Son entrée sur un trône digne du Gypsy King qu’il est, comme Billy Joe Saunders d’ailleurs, au son de Crazy de Patsy Cline et sa sortie après avoir chanté American Pie de Don McLean étaient des folies pures. Mais tellement belles. 

 Il n’a pas raté une parole de Crazy. Et je me disais que ça devait être assez pour foutre la peur à Wilder. Comment, ce gars-là était assez fou pour chanter Crazy en venant se battre pour le championnat du monde ? 

 Le combat, il l’a dominé outrageusement et heureusement que l’incompétent d’arbitre a respecté la demande du coin d’arrêter le massacre, Wilder était en danger d’y laisser sa peau. 

Finir avec American Pie 

 Tout n’a pas été joli. Fury a de ces folies qui sont moins belles. Comme de lécher le sang de Wilder qui coulait de son oreille gauche.  

 Mais quand on connaît sa chute épouvantable dans l’alcool et la dope qui l’a tenu loin du ring pendant deux ans et demi, sa découverte d’un Christ sauveur pour lui et son témoignage pour aider les autres intoxiqués à s’en sortir, on lui pardonne facilement un coup de langue de trop. 

 Il m’a complètement jeté par terre quand il a pris le micro après les cérémonies d’après-victoire.  

L’aréna était encore bondée. D’une voix juste et agréable, a capella évidemment, Fury s’est mis à chanter American Pie. C’est la chanson qui raconte le rêve américain et la vie rude des travailleurs et du monde ordinaire en Amérique. Madonna en a fait une version empreinte d’une sensualité qui colore encore davantage la chanson. 

 Fury a fait chanter les milliers de spectateurs avec lui. Incluant Bob Arum, il a profité d’une strophe plus tendre pour se tourner vers sa blonde épouse et lui chanter son amour et a fini avec un salut joyeux à Las Vegas. 

 Ça s’appelle un homme... 

« Chien et fils de pute » 

 Ce qui est vraiment laid, ce sont les commentaires des fans et amis du Français Fouad El Massoudi.  

Il a refusé de se battre vendredi parce qu’il était trop grippé. Le médecin de la Régie l’a vu jeudi et a trouvé qu’il ne semblait pas bien. Puis, vendredi avant-midi, Antonin Décarie a rencontré Massoudi dans sa chambre.  

Croyant que Massoudi avait trouvé une façon de renégocier son entente, il lui a offert plus d’argent. Refus du boxeur. Et on peut le comprendre. Antonin Décarie lui a alors offert des médicaments pour soulager les symptômes de son rhume.  

 Voilà que Massoudi accuse Décarie de lui avoir offert des produits dopants et le pourfend sur les réseaux sociaux. Décarie peut se défendre tout seul, c’est un grand garçon.  

Ce que je déteste et alors déteste vraiment, ce sont les commentaires des partisans et amis de Fouad El Massoudi.  

Ils traitent Décarie et Estephan de « chiens sales », de « fils de chiens » et de FDP de Décarie. FDP étant évidemment l’acronyme de « Fils de pute ».  

Coudon, c’est dans le Coran ces qualificatifs ? 

DANS LE CALEPIN - Notre goaler coûte 10 millions par année. Celui de la Caroline 500 $ par partie quand il ne conduit pas sa Zamboni. La vraie question est de savoir qui chauffe la Zamboni du Centre Bell ?