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C’était écrit dans le ciel

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La propagation du coronavirus a fait trembler de peur hier les marchés boursiers mondiaux alors qu’ils chutaient globalement de 3 à 4 % au cours de la séance. 

Remettons cependant les pendules à l’heure. Le recul hier des grands indices boursiers m’apparaît d’autant « justifié » qu’il se produit à la suite d’une incroyable enfilade de records historiques en 2019 et début 2020. 

Il fallait s’attendre à ce qu’un beau matin... la moindre nouvelle négative énerve les investisseurs puisqu’ils craignent de voir leurs substantiels gains accumulés sur papier au fil des 13 derniers mois fondre littéralement. 

  • ÉCOUTEZ la chronique économique de Michel Girard à QUB Radio:

Le gonflement de la bulle boursière a forcément rendu les marchés extrêmement vulnérables à l’impact économique négatif que la propagation du coronavirus pourrait avoir sur l’économie mondiale. 

Et dites-vous que si les marchés ont été assez fous en 2019 pour enregistrer des hausses allant de 31 à 35 % comme dans le cas des grands indices américains S&P 500 et NASDAQ, ils sont assurément assez fous pour se planter d’autant au fil des prochains mois ! 

Ce que personne ne souhaite, évidemment. 

Il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur de l’impact négatif que la propagation du coronavirus aura tant sur l’économie mondiale que sur les bénéfices des entreprises. Chose certaine, cependant, plusieurs secteurs écoperont davantage que d’autres. 

Je pense notamment au transport aérien, au secteur touristique, aux banques (en raison des prêts aux entreprises touchées, au secteur automobile (baisse des ventes d’autos neuves), aux matières premières, au secteur pétrolier, etc. 

Un médicament au plus vite 

On aura remarqué que la propagation du coronavirus s’accélère. Non seulement le nombre de victimes en Chine augmente à bonne vitesse, mais en plus, plusieurs autres pays (dont la Corée du Sud, le Japon, l’Italie, l’Iran, etc.) sont maintenant frappés par le satané virus. Au cours de la journée d’hier, on avait franchi la barre des 79 400 personnes atteintes par le virus, et dépassé les 2 620 décès. Pour freiner la propagation du virus, croisons les doigts pour qu’on trouve au plus sacrant « le » médicament approprié. 

L’historique des épidémies 

Pour relativiser (et non minimiser) la propagation du coronavirus et les décès qu’il accumule sur son parcours, l’Organisation mondiale de la santé nous rappelle que, bon an mal an, la grippe saisonnière tue annuellement 400 000 personnes ! 

Pour sa part, la Financière Banque Nationale souligne que l’épidémie du H1N1 (2009-2010) avait entraîné le décès de 284 500 personnes sur 1,6 million de cas. Ce qui donnait un taux de mortalité de 17,4 %. 

Le virus Ebola (2014-2016) avait tué 15 158 personnes sur 34 453 cas, soit un taux de mortalité de 44 %.  

Le SRAS (2002-2003), lui, avait un taux de mortalité de 9,6 % : 813 décès sur 8 437 cas. 

Comme la Chine compte aujourd’hui pour 20 % du PIB mondial, on a mondialement intérêt à limiter au plus sacrant les dégâts de la propagation du coronavirus. 

On est tous touchés par le malheur qui frappe la Chine !