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Dominante, cette équipe féminine remporte un tournoi... contre des garçons!

Les Husky féminin de Chaudière-Appalaches ont remporté l'International pee-wee B.S.R contre des garçons dans la classe pee-wee B

Husky hockey feminin
Photo Simon Clark L’équipe des Husky de Chaudière-Appalaches, championne du Tournoi international B.S.R. de Lévis, immortalisée à l’aréna Bruno-Verret de Lévis, mardi.

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Incroyablement dominantes sur la scène provinciale au niveau pee-wee AA féminin, les Husky de Chaudière-Appalaches ont cette fois fait la barbe... aux garçons en remportant dimanche l'International pee-wee B.S.R de Lévis!  

La formation de la rive sud de Québec n’a perdu qu’un seul de ses 20 matchs cette saison dans la Ligue interrégionale de hockey féminin (LIHF).      

Plus impressionnant encore : les joueuses ont marqué un total de 131 buts et n’en ont accordé que 14, pour un monstrueux différentiel de +117 !      

«On a toute une équipe de hockey», mentionne sans détour l’entraîneur-chef des Husky, Gino Pouliot.      

Cette domination contre des filles a donc poussé l’organisation à tenter sa chance au Tournoi de Bernières–Saint-Rédempteur (B.S.R).     

Après négociations, le tournoi a accepté de les inclure avec les formations pee-wee B masculines.      

Léa Claude Hébert, gardienne et joueuse par excellence.
Photo Simon Clark
Léa Claude Hébert, gardienne et joueuse par excellence.

ADAPTATION  

Une fois acceptées, les jeunes pee-wee de Chaudière-Appalaches se sont mises en mode préparation pour y affronter certaines des meilleures équipes pee-wee B de la province.      

«Durant la période des Fêtes, on a invité des équipes masculines à nous affronter pour montrer aux filles que le niveau ne serait pas pareil. Ça allait quand même bien. À notre premier tournoi féminin, on avait perdu 1-0 en finale. Notre objectif était donc de se reprendre au tournoi de B.S.R, et à chaque pratique, les filles essayaient de s’améliorer. Elles ont vraiment embarqué et étaient crinquées à l’idée d’affronter des gars», se souvient l’entraîneur Pouliot.      

C’est réellement une fois le tournoi amorcé que les filles des Husky ont compris ce qui les attendait. Malgré une farouche opposition des Tigres de Victoriaville, elles sont parvenues à l’emporter 2-1 en tirs de barrage.      

«Ça patine plus et ils ont plus de force. Nos sorties de zone ne marchaient pas tout le temps. C’était difficile», relate la joueuse des Husky Éléna Pouliot.       

«À ce moment, on a compris qu’on aurait beaucoup d’ajustements à apporter, raconte l’entraîneur-chef. Avec des filles, c’est plus facile ! Chez les gars, il faut répéter plus souvent tandis que les filles comprennent mieux et plus rapidement. Elles appliquent tout de suite ce qu’on leur enseigne, alors c’est vraiment plaisant pour un entraîneur», ajoute-t-il en riant.      

Les meilleures pointeuses du tournoi, Éléna Pouliot, Sarah Lalancette et Rosalie Demers.
Photo Simon Clark
Les meilleures pointeuses du tournoi, Éléna Pouliot, Sarah Lalancette et Rosalie Demers.

LES MEILLEURES  

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les ajustements ont porté leurs fruits. Lors du match suivant, elles ont vaincu leurs alter ego masculins, les Husky de Chaudière-Ouest, au compte de 3-2, puis l’attaquante Rosalie Demers en a mis plein la vue lors du troisième match, inscrivant les cinq buts des siennes dans un gain de 5-3 face au Radisson de Québec.      

L’objectif ultime était soudain de plus en plus atteignable quand elles ont défait la formation suisse de La Chaux-de-Fonds en demi-finale pour accéder au match ultime.      

Et tant qu’à marquer l’histoire, les Husky ont décidé de le faire avec éclat !      

Elles ont vaincu les Husky #3 de Chaudière-Ouest au compte de 7-1 en grande finale pour devenir la première équipe féminine en 45 ans d’existence à gagner le tournoi de B.S.R.      

«On n’en revient pas encore, ajoute la jeune Éléna Pouliot qui a terminé au troisième rang des pointeurs du tournoi avec un but et six passes. On est très fières de notre exploit.»      

Et vous avez raison de l’être !      

«On veut mettre les filles sur la map»  

L’entraîneur-chef des Husky Gino Pouliot espère que ce triomphe de son équipe pourra inspirer les jeunes filles à s’initier à ce sport, et ce, sans complexe.      

«On veut mettre les filles sur la map. Il y a beaucoup de petites filles qui hésitent à s’inscrire au hockey et on aimerait que des victoires comme la nôtre leur prouvent que c’est possible.»      

Une chose est sûre, c’est qu’en l’emportant dimanche, les Husky féminin de Chaudière-Appalaches ont prouvé leur point : les filles sont aussi bonnes que les garçons !      

«Il y a des gars qui disent que les filles ne sont pas les meilleures. En les battant, on a prouvé qu’on était bonnes et ça nous a remonté le moral pour les prochains tournois», a mentionné la gardienne Léa-Claude Hébert qui a été nommée joueuse par excellence du tournoi dimanche dernier.      

Mais la jeune gardienne refusait de prendre tout le crédit.      

«On a bien joué en équipe et je suis très fière de ça. Tout le monde aurait mérité le titre de joueuse par excellence.»      

Foi de son entraîneur, Gino Pouliot, toutefois, l’honneur fut amplement mérité! «Avant le tournoi, on avait un peu peur parce qu’elle n’est pas habituée à recevoir beaucoup de lancers de qualité dans notre ligue, mais elle a vraiment bien joué. En finale, elle a été incroyable et, à 2-1, on aurait pu l’échapper, mais elle nous a tenus dans le match.»      

UN DÉFILÉ !  

La victoire des Husky féminin de Chaudière-Appalaches sera célébrée comme il se doit.      

Mardi, l’entraîneur de l’équipe Gino Pouliot était à pied d’œuvre afin d’organiser un défilé dans les rues de Saint-Étienne-de-Lauzon afin de souligner l’exploit de ses joueuses.      

Si tout fonctionne bien, le défilé des champions aura lieu samedi. Les championnes sillonneront les rues de la municipalité jusqu’à l’aréna Bruno-Verret dans une remorque sécuritaire et trophée à la main.      

«Ça ne durera pas longtemps, mais on veut que les filles aient leur moment de gloire», mentionne M. Pouliot.      

En 2014, les Rafales junior A de la Mauricie avaient réussi un exploit semblable en remportant le Tournoi provincial midget de La Tuque dans la classe midget B. En 2017, Équipe Québec féminin avait bien failli écrire l’histoire du Tournoi international de Québec, mais s’était inclinée en finale de la classe Inter B face au HK Pirati, une formation de la Lettonie.