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De nouveaux blocus malgré le démantèlement à Tyendinaga

De nouveaux blocus malgré le démantèlement à Tyendinaga
PHOTO AGENCE QMI, TVA NOUVELLES

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OTTAWA | Blocus ferroviaires et manifestations ont poussé comme des champignons un peu partout au pays, mardi, et le gouvernement Trudeau n’arrivait toujours pas à dire quand le service par trains pourrait pleinement reprendre.   

Malgré le démantèlement de la barricade la plus dommageable pour l’économie canadienne, celle des Mohawks de Tyendinaga, en Ontario, la grogne se manifestait toujours ailleurs, au 20e jour de la crise.     

«C’est clair que c’est une situation très volatile», a convenu le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, qui n’est toujours pas parvenu à rencontrer en personne les chefs héréditaires wet’suwet’en, de la Colombie-Britannique, au cœur de la mobilisation.     

  

De nouveaux blocus malgré le démantèlement à Tyendinaga
Photo Agence QMI, MAXIME DELAND

  

Depuis lundi soir, de nouveaux blocus ont notamment été érigés sur des voies ferrées à Toronto ainsi qu’à Sherbrooke, au Québec, momentanément. Des centaines de manifestants se sont rassemblés à Montréal, d’autres ont bloqué l’accès au port de Vancouver, et des barricades déjà en place résistaient, comme celle de Kahnawake, en banlieue de Montréal.     

  

De nouveaux blocus malgré le démantèlement à Tyendinaga
CAPTURE DՃCRAN/TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

  

«Dans ces situations, c’est toujours important d’avoir les communications ouvertes avec ces communautés qui se sentent vulnérabilisées», a maintenu le ministre Miller en plaidant que les contacts téléphoniques avec les chefs héréditaires étaient constants.     

Certains ministres allaient même jusqu’à dire que la situation s’améliorait, mardi, comme Mélanie Joly, au Développement international.     

«Il y a un mouvement des rails [...] au niveau du transport de marchandises, mais il faut encore travailler. On comprend l’anxiété des gens», a-t-elle fait valoir.     

En effet, on apprenait que les principaux propriétaires de rails, le Canadien National (CN) et le Canadien Pacifique (CP), se sont entendus la semaine dernière pour partager le corridor ferroviaire entre Montréal et Toronto afin d’acheminer des produits essentiels comme du propane.     

Jusqu’à quatre trains par jour peuvent y circuler, contrairement à 14 en temps normal, a précisé le ministre des Transports, Marc Garneau.     

«Ça ne peut pas remplacer complètement [...], mais ça aide un peu et nous donne une petite marge de manœuvre supplémentaire. Éventuellement, on veut que toutes les barricades descendent», a-t-il ajouté.     

Le premier ministre Justin Trudeau s’est quant à lui fait discret, mardi. Il n’a pas répondu aux journalistes qui faisaient le pied de grue et était absent de la période de questions, aux Communes.  

Manifestations et blocus qui ont eu lieu lundi et hier au pays