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Le voleur meurtrier des Galeries peut sortir

Il aura droit à des permissions pour aller à l’école

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Condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans, l’auteur d’un vol qui s’est soldé par la mort d’un agent de sécurité aux Galeries de la Capitale en 1994 aura droit à des sorties de prison pour aller à l’école.  

• À lire aussi: Le voleur meurtrier des Galeries de la Capitale veut sortir de prison  

Maurice McIntyre, qui a passé les 26 dernières années au pénitencier, a convaincu les deux commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada d’accepter son plan de sortie, qualifié de «structuré».   

  • Écoutez l'entrevue de l'ancien commissaire à la Commission des libérations conditionnelles Jean-Claude Boyer avec Jonathan Trudeau, à QUB radio:  

 

L’homme de 60 ans pourra donc se rendre seul dans un centre de formation, cinq jours par semaine, afin d’apprendre le métier de soudeur haute pression.   

Il devra cependant revenir au pénitencier Archambault de Sainte-Anne-des-Plaines chaque soir après ses cours.   

Le 22 mars 1994, Maurice McIntyre et deux complices ont commis un vol en s'en prenant à deux agents de la Sécur qui sortaient de la succursale de la Banque de Montréal des Galeries de la Capitale avec 766 000$. Une fusillade a cependant éclaté entre les agents et les bandits.   

L’agent Alain Labrie, 35 ans, a été atteint mortellement par McIntyre. Ce dernier avait aussi été touché à une jambe. L’expertise d’ADN qui a suivi son arrestation a entraîné sa perte.   

L’homme qui a passé 40 ans de sa vie derrière les barreaux n’a cependant jamais dénoncé ses complices, qui ont filé avec le magot.  

Responsabilisation et motivation  

Le comportement de Maurice McIntyre a changé de façon «drastique» à partir de 2004. Son niveau de responsabilisation et de motivation est depuis considéré comme élevé.   

Lors des audiences devant la Commission auxquelles Le Journal a assisté lundi, le délinquant a dit non pas avoir accroché «ses gants» de criminel, mais les avoir «brûlés».  

Sobre depuis 15 ans, il a accepté toutes les conditions spéciales proposées par la Commission pour sa réinsertion: ne consommer ni drogue ni alcool et se tenir loin des malfaiteurs.   

En plus de profiter de permissions de sortie sans escorte pour aller à l’école, McIntyre pourra se rendre une fois par mois chez un ami dont l’influence a été jugée favorable, et y rester pendant 48 heures.  

La permission de sortie devra être renouvelée tous les deux mois.