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Percée «majeure»: une nouvelle arme contre le cancer développée en partie à Québec

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Une percée «majeure», une «première mondiale»: la société pharmaceutique IMV, qui a des bureaux à Québec, mais dont le siège social est à Halifax, ne cachait pas son enthousiasme après avoir dévoilé une étude, mardi, qui laisse croire que l’on peut combattre le cancer en se servant de l’immunothérapie. 

La firme à la fois québécoise et néo-écossaise, dont l’équipe de direction loge sur le boulevard Laurier à Québec, a développé un traitement, nommé «DPX», qui fait appel au système immunitaire pour détruire les cellules cancéreuses. 

«C’est une idée qui existe depuis quand même très, très longtemps [...], mais il n’y avait jamais eu de démonstration de succès» en ce qui concerne les cancers dits «solides», explique le PDG de l’entreprise, Frédéric Ors. 

Cancer de l’ovaire 

Une étude sur une vingtaine de patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé a donné des résultats «très encourageants», selon IMV. Le taux de réponse de longue durée observé est de 21%, presque le double de ce que l’on voit avec la chimiothérapie. 

De plus, 53% des sujets ont connu une régression de leur tumeur. 

«C’est la première preuve clinique que oui, c’est possible d’utiliser les cellules du système immunitaire pour détruire le cancer et générer des réponses chez des patients qui ont déjà échoué la chimiothérapie, donc qui n’ont pas d’option de traitement», affirme Frédéric Ors qui parle d’une «première mondiale». 

Bien que l’étude portait sur le cancer de l’ovaire, l’un des plus meurtriers chez la femme avec un taux de survie de 45% après cinq ans, «la technologie peut s’appliquer dans tous les cancers, en principe» d’après M. Ors. 

Déjà, une autre étude a permis de montrer son efficacité chez des patients souffrant d’un lymphome. D’autres recherches s’intéressent au cancer colorectal, du poumon, de la vessie et du foie. 

«Majeur» 

«C’est majeur pour nous en tant qu’entreprise, mais c’est majeur pour la communauté scientifique et médicale, parce que c’est la preuve que l’on peut utiliser le système immunitaire et ça ouvre la porte à beaucoup de développements potentiels dans le futur», enchaîne M. Ors. 

En comparaison de la chimiothérapie, l’immunothérapie présente beaucoup moins de complications et offre une meilleure qualité de vie. Il est question d’injections sous-cutanées et d’effets secondaires comme de l’inconfort près du site d’injection, selon Frédéric Ors. 

Les études cliniques pour tester la plateforme «DPX» se poursuivront encore pour au moins deux ans et demi. Déjà, la compagnie a breveté sa technologie et est en contact avec la Food and Drug Administration (FDA) américaine en vue de son homologation.