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Procès de Michel Brûlé: tension sexuelle et désir dans les yeux

Selon Michel Brûlé, la plaignante était consentante

Le procès de Michel Brûlé s’est ouvert lundi au palais de justice de Québec. Il est accusé d’agression sexuelle sur une femme de 43 ans.
Photo Jean-François Desgagnés Le procès de Michel Brûlé s’est ouvert lundi au palais de justice de Québec. Il est accusé d’agression sexuelle sur une femme de 43 ans.

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Accusé d’agression sexuelle, l’éditeur Michel Brûlé ne nie nullement les gestes qui lui sont reprochés, mais ces derniers ont été posés dans un contexte « de tension sexuelle » alors qu’il pouvait « lire le désir » dans les yeux de sa présumée victime.

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Vêtu d’un pantalon vert lime, d’une chemise jaune et d’un veston de couleur marine, l’homme de 55 ans a choisi de témoigner au deuxième jour de son procès pour agression sexuelle.

Mais c’est un récit complètement à l’opposé de celui de sa présumée victime que celui qui était à la tête de la maison d’édition Les Intouchables au moment des faits, en mars 2014, a offert à la cour. 

Tension sexuelle

Lorsqu’elle est arrivée chez lui, il a dit avoir offert à la dame de prendre place sur le sofa pour discuter de son manuscrit.

« Elle était très câline. Très, très chaleureuse et il émanait d’elle une véritable tension sexuelle. Les compliments fusaient de partout... Je me sentais vraiment mal à l’aise », a-t-il précisé lorsqu’interrogé par son avocat, Me Laurent Morin.

Ayant toujours eu comme règle d’art de ne pas avoir de relation sexuelle avec ses employées ou ses auteures, l’accusé a avoué qu’il ne savait plus quoi faire. Puis, il s’est dit qu’elle n’était pas une de « ses auteures » et il a appliqué le principe du « ça passe ou ça casse ». 

« Je lui ai fait une invitation. Je lui ai dit : “Je vais à l’étage me raser et prendre ma douche, est-ce que tu viens avec moi ?” Elle m’a dit oui », a-t-il raconté au juge Sébastien Proulx.

À l’étage, il a précisé que la « tension sexuelle » était toujours palpable et que la femme l’avait complimenté sur « sa virilité » alors qu’il se rasait devant le miroir. 

Consentement

Après avoir embrassé la dame qui, selon ses dires, était consentante « puisque sa langue tournait dans le même sens que lui », Brûlé a glissé sa main vers le bas-ventre de sa présumée victime qui, subitement, a décidé de s’enfuir.

« J’ai couru derrière elle et je lui ai dit qu’on ne pouvait pas se laisser sur un malentendu comme ça », a ajouté l’homme qui a, par la suite, « tourné la page » en se disant que « c’était la vie ». 

« Monsieur Brûlé a donné deux déclarations aux policiers. Aujourd’hui, nous venons d’en entendre une troisième », a souligné la poursuivante Me Valérie Lahaie, qui doit contre-interroger l’accusé mercredi.