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Michel pourrait perdre son permis 90 jours

Le promoteur de boxe nie tout reproche devant la Régie

Le promoteur Yvon Michel a dit ne pas connaître les motards assis derrière lui lors de son gala de boxe du 20 septembre au centre Pierre-Charbonneau, à Montréal.
Photo d'archives, Agence QMI Le promoteur Yvon Michel a dit ne pas connaître les motards assis derrière lui lors de son gala de boxe du 20 septembre au centre Pierre-Charbonneau, à Montréal.

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Le promoteur Yvon Michel, décrit mardi comme « l’ambassadeur de la boxe au Québec » par son avocat, se dit victime d’un coup bas par la police des sports de combat.  

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Le patron du Groupe Yvon Michel (GYM), dont le permis d’organisateur de galas de boxe risque 90 jours de suspension pour avoir entaché la réputation de ce sport, a tenté de convaincre la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) qu’il n’a commis aucune faute lors d’un gala durant lequel des Hells Angels étaient assis juste derrière lui, à Montréal, le 20 septembre dernier. 

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« Il n’y a aucune preuve factuelle ni de motif raisonnable de croire que GYM ait commis l’un ou l’autre des éléments qu’on lui reproche. C’est plutôt une attaque directe contre l’intégrité de l’entreprise et de l’homme qui est derrière », a plaidé son avocat, Martin Pichette, en rappelant « la feuille de route impeccable » du promoteur.  

La RACJ, qui encadre les sports de combat au Québec, allègue notamment que c’était « la première fois » que les policiers observaient des motards hors-la-loi – dont l’ex-chef des Hells, Salvatore Cazzetta – dans le périmètre de sécurité réservé aux officiels, aux médias et aux invités de l’organisateur, lors de cette soirée au centre Pierre-Charbonneau. 

M. Michel a affirmé qu’il n’avait pas remarqué la présence de ces motards et qu’il n’a « jamais » fréquenté le crime organisé, lors de son témoignage devant la RACJ la semaine dernière. 

« Il y a une limite » 

Mardi, son avocat a insisté sur le fait que les motards avaient payé leur billet 250 $ et que la Régie elle-même a approuvé au préalable le « plan de la salle » à ce gala.  

« M. Michel n’a aucunement fraternisé avec ces personnes et la Régie ne l’a avisé d’aucune problématique ce soir-là », d’après Me Pichette.  

Sa vis-à-vis, Me Joliane Pilon, a concédé qu’on ne pouvait pas empêcher la présence des motards aux galas de boxe, « mais il y a une limite à tracer », en ajoutant qu’ils « n’ont pas le droit d’être admis à l’intérieur du périmètre de sécurité ».  

« Croyez-vous vraiment que M. Michel n’avait aucune idée de qui était assis dans sa rangée d’invités ? Quelle image ça donne au public ? » a demandé la procureure en réclamant une suspension du permis de GYM pour trois mois. 


► La Régie des alcools, des courses et des jeux a pris la cause en délibéré et rendra sa décision d’ici la fin mai.