/news/politics
Navigation

Blocus ferroviaires: pas de rencontre entre Ottawa et les acteurs clés de la mobilisation

Blocus ferroviaires: pas de rencontre entre Ottawa et les acteurs clés de la mobilisation
CPAC

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – La crise des blocus ferroviaires ne montrait pas de signes d’essoufflement, mercredi, et le gouvernement Trudeau n’avait toujours pas de rencontre prévue avec les chefs héréditaires wet’suwet’en, en Colombie-Britannique, pour dénouer l’impasse.  

Le 21e jour de blocus a commencé avec des vidéos circulant massivement de manifestants allumant un feu, à Tyendinaga, en Ontario, à quelques centimètres de la voie ferrée pendant qu’un train de marchandises y circulait.   

«C’est absolument inacceptable que des gens soient en train d’interférer avec des trains. C’est dangereux pour eux et pour la vie d’autres Canadiens», a dénoncé le premier ministre Justin Trudeau.   

La barricade qui avait été érigée par les Mohawks de Tyendinaga en solidarité avec les chefs héréditaires wet’suwet’en, près de Belleville, a pourtant été démantelée plus tôt cette semaine. La levée de ce barrage, le plus dommageable pour l’économie canadienne, n’a toutefois pas calmé la situation, à en croire les vidéos de différents actes de vandalisme qui ont circulé mercredi.   

«C’est un acte extrêmement dangereux [...] particulièrement s’il y avait des matières dangereuses à bord du train», a souligné le ministre des Transports, Marc Garneau.   

À Tyendinaga, les forces policières et les pompiers ont rapidement pu éteindre le brasier. Pendant ce temps, de nombreux autres blocus se poursuivaient malgré l’obtention d’injonctions, comme celui de Kahnawake, au Québec.   

  

  

Aucune rencontre en personne d'Ottawa avec les chefs héréditaires wet’suwet’en, au cœur de la mobilisation, n'était toutefois confirmée au 21e jour de la crise. La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, était en direction de la Colombie-Britannique, mercredi en fin de journée, dans l’espoir de pouvoir s’asseoir prochainement à la table de discussions avec les chefs.   

«On est toujours en train d’espérer pouvoir résoudre cette situation», a dit M. Trudeau, en réitérant vouloir dénouer l’impasse «rapidement» et de façon pacifique.   

L’exaspération transpirait chez les députés des bancs de l’opposition. Le député bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe a été particulièrement virulent dans ses critiques contre les libéraux, disant avoir l’impression «qu’il n’y a personne qui gère la patente».   

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Dans sa circonscription, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Produits forestiers Résolu annonçait la mise à pied temporaire de 167 employés en raison d’un arrêt de production à la papeterie de Dolbeau-Misstassini.   

«Cette crise-là traîne depuis beaucoup trop longtemps. Il y a eu de la nonchalance de ce gouvernement-là [et] la nonchalance, chez nous, on appelle ça ‘’se pogner le beigne’’ », a pesté M. Brunelle-Duceppe.   

Le ministre Garneau a lui-même souligné que l’impact économique serait très sérieux et pourrait se faire ressentir pendant des mois dans «presque tous les secteurs».   

«Il y aura malheureusement des compagnies qui passent par des ports ici au Canada qui vont aller ailleurs parce qu’il y a un trop grand arriéré et ils sont inquiets de la fiabilité de nos ports», a-t-il prévenu.   

- Avec TVA Nouvelles