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Coronavirus: lavez vos fruits et légumes, dit le microbiologiste Marc Hamilton

Coronavirus: lavez vos fruits et légumes, dit le microbiologiste Marc Hamilton
Photo d'archives

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La population québécoise devrait se préparer à affronter la crise entourant l’épidémie de coronavirus, selon le microbiologiste Marc Hamilton, qui est président du Groupe Eurofins EnvironeX. Parmi les précautions à prendre: le nettoyage des fruits et légumes. 

«C’est évident que tous les produits qui viennent d’autres pays, dont on ne connaît pas le côté sanitaire des fruits et légumes; il est fortement recommandé de les passer à l’eau minimalement ou de les [laver] avec un savon doux avant de les consommer», a affirmé mercredi M. Hamilton dans l’émission Politiquement incorrect à QUB radio. 

Écoutez l'entrevue complète ici:  

Corroborant les propos du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américain, le microbiologiste juge qu’il n’est qu’une question de temps avant que les premiers cas de coronavirus soient déclarés au Québec. 

«Ce n’est pas à savoir "si", c’est plus à savoir "quand" le virus va arriver chez nous et tout tourne autour de ce qu’il va falloir prendre comme dispositions pour éviter que la propagation s’installe chez nous», a-t-il indiqué. 

Sans vaccination, la crainte 

Comparant la crise actuelle à celle de la grippe A(H1N1) en 2009, qui avait mené à une vaste campagne de vaccination, M. Hamilton demeure craintif qu’un vaccin ne puisse être homologué rapidement pour freiner la propagation du COVID-19. 

«Le coronavirus, comme on le connaît, il n’y a pas de barrière médicale pour le contrer à court terme», a-t-il rappelé. 

L’expert en microbiologie a aussi dénoncé le manque de précautions prises par les autorités québécoises de la santé publique relativement à la présence d'une femme atteinte du COVID-19 sur un vol faisant escale à Montréal le 14 février. 

Selon lui, il aurait notamment fallu contacter tous les passagers à bord du vol, et non seulement les voyageurs qui se trouvaient dans les rangées à proximité du siège de la dame. 

«Ça va beaucoup plus large que juste l’avion. Qui a-t-elle côtoyé? Sa famille, ses milieux de travail; ça devient exponentiel, l’enquête qu’il faut faire», a-t-il aussi lancé. 

Il entrevoit tout de même positivement qu’aucun cas de coronavirus n’ait été déclaré à la suite de la période d’isolement des membres de l’entourage de la voyageuse. «Ces personnes-là ont quasiment fini la quarantaine», a-t-il précisé. 

Des lieux publics aspergés 

Dans son entretien avec l'animateur Pierre Nantel, M. Hamilton a également détaillé la composition des produits utilisés pour asperger les lieux publics et les trottoirs dans certains pays, comme en Chine et en Corée du Sud. 

Un homme asperge le sol devant un hôpital de Cheongdo, en Corée du Sud, où plusieurs cas de COVID-19 ont été confirmés.
AFP
Un homme asperge le sol devant un hôpital de Cheongdo, en Corée du Sud, où plusieurs cas de COVID-19 ont été confirmés.

«C’est comme une espèce de Lysol que les gens utilisent à la maison pour désinfecter l’air et les surfaces. C’est un produit qui est virucide, qu’on peut avoir un peu partout. C’est efficace contre toute forme de virus, entre autres les virus de l’influenza et les virus connus», a-t-il expliqué. 

Si le désinfectant n’est pas très concentré et qu’il semble ne causer aucun dommage collatéral pour les humains, M. Hamilton conseille une exposition modérée à celui-ci, afin de ne pas en ressentir d’effets secondaires.

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