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Des coûts de 26,3 M$ pour protéger les baleines noires

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La protection des baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent, qui contraint entre autres les navires à ralentir depuis trois ans, coûte des millions de dollars à l’industrie maritime et au gouvernement, selon une étude produite pour le compte de Transports Canada.  

Le gouvernement Trudeau a fait de la préservation de cette espèce en voie de disparition une priorité, en 2017, après la mort de plusieurs spécimens causée, entre autres, par des collisions avec des navires et des empêtrements dans les engins de pêche.  

Les ministres Bernadette Jordan (Pêches et Océans) et Marc Garneau (Transports) s’apprêtent d’ailleurs à annoncer, jeudi, quelles mesures seront mises en place lors des prochains mois.  

Deux ans  

En 2017 et en 2018, les restrictions imposées par Ottawa, principalement des limites de vitesse pour les gros navires dans l’ouest du golfe, ont occasionné des coûts de 14,6 millions $ et de 11,7 millions $ respectivement, selon un rapport de la firme CPCS, obtenu par l’Agence QMI via la Loi sur l’accès à l’information.  

Pour ces deux années combinées, l’industrie maritime a déboursé un montant évalué à 12,4 millions $ en heures de navigation et de pilotage supplémentaires et en carburant. De leur côté, Transports Canada et Pêches et Océans Canada ont supporté des frais administratifs de 10,5 millions $.  

L’étude calcule aussi que la vitesse réduite des navires a entraîné plus de rejets polluants dans l’atmosphère, ce qui porte à 26,3 millions $ les coûts engendrés.  

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De leur côté, des localités comme Gaspé, Sept-Îles et Saguenay ont écopé parce que des croisiéristes n’ont pas visité leur communauté. Les pertes totales sont évaluées à près de 4 millions $.  

Bénéfices  

Toutefois, les auteurs avancent que les bénéfices liés à la protection de ces mammifères sont plus importants que les coûts défrayés. Ils citent par exemple l’observation des baleines, une activité touristique prisée, et rappellent que les bélugas et d’autres espèces en profitent aussi.  

Également, il est évalué que les citoyens sont favorables à leur sauvegarde. La littérature scientifique laisse croire que les contribuables sont prêts à y contribuer de façon assez substantielle.  

Malgré les efforts des dernières années, on a déploré d’autres décès de baleines noires au début de l’été dernier, dont au moins trois seraient dus à des impacts avec des bateaux.  

- Avec la collaboration de Sarah Daoust-Braun, Agence QMI