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Trop d’écrans pour le quart des jeunes Québécois

Les adolescents peinent à respecter les recommandations

Quebec
Photo d’archives, Stevens Leblanc L’enquête du CEFRIO révèle que 26 % des jeunes de 13 à 17 ans dépassent la durée maximale de deux heures par jour de temps passé sur les écrans.

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Plus du quart des ados du Québec passe trop de temps devant un écran pour le simple plaisir, révèle une nouvelle enquête. Une situation qui préoccupe les experts en santé publique.  

YouTube, jeux vidéo, réseaux sociaux : 26 % des jeunes de 13 à 17 ans dépassent la durée maximale recommandée de deux heures par jour passées à la maison sur les écrans, révèle une enquête du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO).   

«Ça ne respecte pas la recommandation des spécialistes», indique le porte-parole de l’organisation, Bruno Guglielminetti. «Quatre-vingt-six pour cent des parents mentionnent que l’écoute de vidéos sur YouTube est de loin l’activité la plus populaire chez leurs jeunes.»  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec la psychoéducatrice Caroline Fitzpatrick à l'émission Les Effrontées à QUB Radio.

Les résultats complets de l’étude seront rendus publics aujourd’hui. Réalisée auprès des parents, il s’agit d’une des premières enquêtes du genre à tracer un portrait précis de la consommation du temps-écran des jeunes de 6 à 17 ans.  

Par exemple, les adolescents de 15 à 17 ans passent en moyenne 20 heures par semaine devant un écran d’ordinateur, ce qui exclut les tablettes, les téléphones intelligents et les consoles de jeux.   

Selon de nombreux experts, passer un nombre élevé d’heures à regarder un écran chaque jour risque de causer de graves problèmes de santé physique et cognitive chez ces adolescents. Des problèmes chroniques qui coûteront très cher à la société à long terme.  

Québec délinquant   

«On est plusieurs à se préoccuper des différentes répercussions sur la santé. C’est quelque chose qu’on doit prendre au sérieux. Il y a des effets sur le rendement académique et physique qui sont préoccupants, mentionne la psychoéducatrice de l'Université Sainte-Anne Caroline Fitzpatrick. Il faut penser à la prévention.»  

Cette dernière a d’ailleurs récemment publié une étude avec des collègues dans Journal of School Nursing. Elle met en évidence le respect des normes en activité physique et des normes pour le temps d’écran.   

Les données exposées font mal paraître le Québec. «On avait trouvé que c’est au Québec que les jeunes avaient les pires habitudes en ce qui a trait à la santé. Ils ont moins tendance à respecter les recommandations», a-t-elle relaté.   

Pourtant, certaines études scientifiques soutiennent que le temps d’écran sur la santé des jeunes peut avoir des effets sur la résistance à l’insuline. «C’est assez sérieux», indique Mme Fitzpatrick.   

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a promis de déposer un plan d’action cette année afin de régler le problème de santé publique causé par l'abus de temps d'écran.  

CE QU’IL FAUT SAVOIR  

Les risques pour la santé :   

  • Obésité   
  • Diabète de type 2  
  • Somnolence  
  • Troubles anxieux  
  • Baisse des performances scolaires    

Recommandations pour les enfants de 5 à 17 ans :   

  • Maximum de 2 heures par jour de loisirs devant un écran      

Les parents doivent :   

  • Mettre des règles claires  
  • Établir des routines familiales  
  • Établir des moments où personne n’utilise d’écrans  
  • Pas d’écran avant l’heure du coucher   
  • Laisser les adolescents participer à l’élaboration du plan familial    

Sources : Direction de la santé publique et Université Sainte-Anne