/finance/business
Navigation

Un nouvel outil pour les femmes d’affaires

Le répertoire d’entreprises québécoises à propriété féminine pourrait favoriser des contrats aux États-Unis

Sophie Marin,
Photo courtoisie Sophie Marin est propriétaire d’InnovSA, qui se spécialise dans les solutions d’affaires qui facilitent le passage à l’ère numérique. Elle a contribué à la création de la base de données.

Coup d'oeil sur cet article

Des entreprises à propriété féminine existent au Québec, et ce, depuis fort longtemps. Tout le monde le sait. Mais quelles sont-elles exactement ?

C’est pour répondre avec un maximum d’exactitude à cette question devenue apparemment fréquente que le Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ) procédera aujourd’hui au lancement d’un tout nouveau répertoire d’entreprises québécoises à propriété féminine.

« Ce n’est pas par mauvaise foi, explique la présidente du RFAQ, Ruth Vachon. Mais on se rend bien compte que lorsque nous les cherchons [ces entreprises à propriété féminine], on ne sait pas toujours où les trouver. » 

Une part de cette méconnaissance proviendrait du fait que les gouvernements canadiens ne tiennent pas de statistiques genrées sur la propriété des entreprises, ou sur leur actionnariat. 

Le nouveau répertoire, présenté sous forme de base de données, entend pallier ce manque.

Groupes « minoritaires »

Les choses se présentent autrement aux États-Unis où, depuis des décennies, les grandes entreprises sont encouragées à consacrer au moins 5 % de leurs achats en biens et services à des entreprises issues de groupes « minoritaires », dont font partie les femmes.

De tels incitatifs n’existent pas ici. Mais Mme Vachon affirme que des entreprises américaines ayant des activités au Québec, comme Boeing, United Technologies ou Accenture, pourraient bénéficier d’un tel répertoire d’entreprises féminines pour contribuer d’ici à leurs objectifs d’approvisionnements dits « minoritaires ».

Les entreprises québécoises dont plus de 50 % de l’actionnariat est la propriété de femmes sont donc encouragées par le RFAQ à s’inscrire à ce nouveau répertoire.

Une centaine d’entreprises, dont InnovSA, propriété de Sophie Marin, en font déjà partie. 

D’ici trois mois, Mme Vachon espère qu’au moins 500 entreprises en feront partie. 

Dans une prochaine étape, le RFAQ entend ouvrir son répertoire aux entreprises dont la propriété féminine est inférieure à 50 %, mais supérieure à 25 %. 


La proportion des entreprises canadiennes détenues par des femmes est présentement de 16 %, selon le Réseau des femmes d’affaires du Québec. Ces entreprises comptent, en moyenne, moins de cinq employés.