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Allégations de cruauté animale: le propriétaire du Zoo de Falardeau nie en bloc

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SAGUENAY | Une semaine après avoir été la cible de graves allégations de cruauté animale, le propriétaire du Zoo de Falardeau a brisé le silence, jeudi matin, lors d'un point de presse qui se déroulait dans les bureaux de son avocat à Saguenay.  

Dans une déclaration qu'il a lue, Daniel Gagnon a continué de nier en bloc l'ensemble des prétentions d'anciens employés du zoo qui se sont confiés au journal «Le Quotidien» la semaine dernière.    

Ces personnes lui reprochent d'avoir laissé des animaux mourir de froid, de ne pas leur avoir fourni tous les soins nécessaires, d'avoir exploité commercialement les bébés animaux et plus encore.    

M. Gagnon admet qu'il a sérieusement pensé à fermer le zoo situé à Saint-David-de-Falardeau au cours des derniers jours, mais après avoir reçu de nombreux appuis significatifs, il a choisi de se battre.    

Il a rappelé que la mission de son organisation, qui était un refuge avant de devenir un zoo en 2009, est de prendre soin des animaux et même de les sauver.    

«Il arrive que nous en perdions, a-t-il indiqué. Nous en sommes tristes chaque fois que ça arrive même si le bilan des animaux sauvés est beaucoup plus important que les décès», a dit M. Gagnon.    

Il a aussi précisé que sa femme et lui ne s'étaient jamais versés de salaire, et que tous les revenus du zoo étaient réinvestis dans les installations.    

«Le nom du Zoo de Falardeau a été sali. Mon nom a été sali et notre équipe a été injustement accusée et affectée», a dit M. Gagnon.    

«Je vous jure que c'était dur de voir mon fils de 40 ans me dire: «papa, on a tout fait, on a sauvé des animaux, on a fait notre possible toute notre vie et voilà ce que ça nous rapporte». Ma femme, elle, pleure et me dit que le zoo c'est sa vie», a continué le propriétaire.    

Procédures judiciaires et enquêtes policières   

Au cours des derniers jours, des huissiers sont débarqués chez cinq ex-employés du zoo qui seraient à l'origine des allégations de cruauté animale.    

Elles ont reçu une mise en demeure.    

L'avocat du Zoo de Falardeau, Me Dominic Bouchard, a refusé d'en dévoiler le contenu, se contentant de mentionner que les ex-employés doivent répondre à des ordonnances précises, sinon ils risquent des poursuites.    

Le propriétaire du zoo n'écarte pas non plus la possibilité d'intenter des recours judiciaires contre le journal «Le Quotidien» pour avoir laissé d'ex-employés prétendre des faussetés.    

Des vérifications sont en cours.    

Le Zoo a aussi porté plainte à la Sûreté du Québec (SQ) contre une ex-employée qui aurait menacé de mettre le feu à une bâtisse du site. Elle aurait tenu de tels propos dans un commentaire sur Facebook.    

Par ailleurs, l'enquête policière sur les allégations de cruauté animale suit son cours à la SQ.    

Les policiers n'auraient toujours pas rencontré Daniel Gagnon ni visité ses installations.    

«On a offert notre entière collaboration aux policiers, a assuré Me Bouchard. Nous sommes très à l'aise avec les perquisitions. La maison est nette, la maison est propre. Ils ne retrouveront pas de charniers avec des carcasses d'animaux morts ou blessés comme ça peut laisser comme impression chez certaines personnes. La Sûreté du Québec a toute la latitude de se présenter au Zoo de Falardeau et de mener son enquête.»    

L'avocat a remis un mémoire de plusieurs pages aux journalistes dans lequel chaque allégation est reprise et démentie.    

De la documentation générale sur les pratiques et le fonctionnement du zoo y est aussi incluse, en plus de lettre d'appuis.