/news/currentevents
Navigation

«C’était une petite fille enjouée, souriante», dit une ex-enseignante d’Océane Boyer

«C’était une petite fille enjouée, souriante», dit une ex-enseignante d’Océane Boyer

Coup d'oeil sur cet article

Une ex-enseignante d’Océane Boyer affirme qu’elle gardera en souvenir la «joie de vivre» et la nature persévérante de la jeune fille.   

Océane Boyer, 13 ans, a été retrouvée, mercredi, sur le bord de la rue Berlin à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides. L’adolescente aurait été tuée d’une balle dans la tête. Un suspect a été arrêté à Montréal jeudi après-midi.  

Jocelyne Dubé, ex-enseignante d’Océane Boyer, a appris la nouvelle du décès jeudi matin par les médias et les réseaux sociaux.  

«On est sous le choc ce matin. Je dois vous avouer que c’est vraiment un sentiment d’incompréhension, d’injustice, de tristesse», a-t-elle déclaré alors qu’elle était en entrevue avec Geneviève Pettersen à QUB radio.  

Elle a affirmé que la famille d’Océane est «tissée serré» et comprend à quel point il doit s’agir d’une période pénible pour eux.  

«C’est vraiment épouvantable ce qui leur arrive, a-t-elle confié. Je me mets à leur place et ça ne doit pas être évident d’autant plus qu’on le mentionne dans les médias qu’elle demeure à l’avant de l’école donc c’est ça aussi qui demeure incompréhensible. Elle est vraiment à quelques minutes, quelques pas de l’école secondaire. Comment se fait-il qu’elle ne se soit jamais rendue finalement ?»  

Quand il est venu le temps de décrire la personnalité d’Océane, Mme Dubé n’a pas hésité une seconde.  

«C’était une élève vraiment persévérante, a-t-elle dit. On parle de persévérance scolaire, mais vraiment persévérante malgré ses petites difficultés dans son parcours scolaire. [Elle était] motivée, impliquée autant chez les élèves que le personnel enseignant, toujours prête à vouloir rendre un service autant à l’école que dans les activités parascolaires. C’était une petite fille enjouée, souriante. Son rêve était de devenir orthopédagogue comme elle aimait bien aider les autres.»  

Jocelyne Dubé se souviendra à jamais de la joie de vivre d’Océane Boyer, de sa motivation et sa capacité à ne «jamais lâcher».  

«Malgré ses difficultés [scolaires], son rêve d’orthopédagogue, elle y croyait, a-t-elle raconté. C’est ça qui était beau à voir. Elle avait même fait le calcul que “lorsque je vais avoir terminé mes études, tu (Mme Dubé) vas encore travailler donc je vais pouvoir venir dans ton école travailler avec toi et enseigner à tes élèves”. C’était beau l’image qu’elle avait par rapport à son futur.»