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Deux semaines en montagnes russes

Congédié par les Cataractes le 9 février, Daniel Renaud se retrouve désormais à la tête des Foreurs

Foreurs
Photo courtoisie, Dany Germain Daniel Renaud retrouvera des visages connus à Val-d’Or, notamment Jérémy Michel (à droite) qu’il a côtoyé dans les programmes de Hockey Québec et de Hockey Canada. Il dirigera aussi le deuxième choix au total du dernier repêchage, Justin Robidas et le vétéran Nicolas Ouellet.

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Daniel Renaud commençait à peine à décanter ses idées à la suite de son congédiement avec les Cataractes de Shawinigan quand le téléphone a sonné. Deux semaines après avoir été mis à la porte en Mauricie, l’homme de hockey a rebondi aussitôt derrière le banc des Foreurs de Val-d’Or. 

Renaud est le premier à l’admettre. Les choses se sont passées tellement vite en l’espace d’une dizaine de jours qu’il n’a pas eu le temps de se fixer un objectif pour le moment où il aimerait décrocher un nouveau poste d’entraîneur-chef. 

Trois mois ? Six mois ? Un an ? Dans son cas, l’histoire de la présente saison n’a pas eu le temps de finir de s’écrire que Renaud ajoutait un nouveau chapitre le concernant. Plus positif que le dénouement du précédent. 

« Je suis niaiseux un peu, mais je fais confiance à la vie. Quand tu fais les bonnes choses et que tu fais tout avec passion, finalement, les portes vont s’ouvrir. On sait, ce milieu est difficile. C’est une jungle. Tu te fais embaucher pour te faire congédier. Est-ce arrivé plus vite que prévu ? Je n’ai pas eu le temps de me donner un échéancier dans ma tête, mais quand ça arrive [le congédiement], c’est une déception », a philosophé au Journal celui qui a succédé à Pascal Rhéaume, qui était à la barre des Foreurs depuis le début de la saison 2018-2019.   

Daniel Renaud, Entraîneur-chef
Photo courtoisie
Daniel Renaud, Entraîneur-chef

Une complicité 

Même si les Cataractes peinaient à coller des victoires, le pilote de 38 ans avoue avoir été surpris d’être limogé. 

« Tu ne t’y attends jamais, tu vis tellement dans le moment présent. Tu n’as même pas le temps de te casser la tête avec ce qui pourrait arriver. Tu te concentres sur le développement des gars et de l’organisation. Tu es conscient que c’est une possibilité quand tu perds des matchs, mais je ne pense pas qu’un coach s’arrête à ça. » 

À la suite de son renvoi par les Cataractes, avec lesquels il a œuvré pendant deux ans et demi, Renaud était retourné chez lui, à Gatineau, où il a pu décompresser un brin avec les membres de sa famille. Le premier contact avec son nouvel employeur est survenu au milieu de la semaine dernière. 

« Pascal [Daoust, directeur général des Foreurs] m’a appelé en milieu de semaine, mais à ce moment, il n’y avait rien de décidé. On a parlé, on a beaucoup échangé sur la façon dont on voyait le développement de l’organisation et on voulait voir s’il y avait une complicité. On sentait qu’il y avait une certaine connexion », a expliqué l’ancien adjoint avec l’Océanic (2011-2012) et avec les Remparts (2014 à 2017). 

« Un beau défi » 

Débarqué lundi en Abitibi, Renaud aura peu de temps pour renverser la tendance avec les Foreurs (24-26-5-2, 55 pts) alors qu’il ne reste que 11 parties à écouler au calendrier.  

L’équipe joue pour moins de ,500, mais le principal intéressé a prévu le coup d’ici le début des séries éliminatoires. 

« C’est un beau défi et c’est important de cibler les éléments sur lesquels on veut travailler. Si on pense vouloir couvrir tout ce qu’on ferait en 68 matchs, on va s’éparpiller et on ne va rien accomplir. Si on bûche là-dessus, on va arriver à quelque chose rapidement », expliquait-il à l’issue d’un premier entraînement, mercredi matin. Il effectuera sa rentrée officielle ce soir à l’occasion de la visite des Tigres au Centre Air Creebec. 

Visages connus 

Si Val-d’Or lui est plutôt inconnu, Daniel Renaud a retrouvé des visages familiers dans le vestiaire. Jérémy Michel, Jonathan Lemieux, Maxence Guénette et Olivier Mathieu sont des joueurs qu’il a côtoyés par le passé dans les programmes de Hockey Québec et de Hockey Canada.  

Sans compter qu’il dirigera dorénavant l’attaquant Justin Robidas, deuxième choix au total du dernier repêchage qui revendique 37 points en 51 parties. 

Son contrat est valide jusqu’à la conclusion de la saison 2020-2021. 

Les grosses pointures en Ontario et dans l’Ouest 

Marco Rossi a montré l’étendue de son talent lors des traditionnels tests physiques organisés dans le cadre du Match des meilleurs espoirs de la LCH, le mois dernier.
Photo d’archives, Agence QMI
Marco Rossi a montré l’étendue de son talent lors des traditionnels tests physiques organisés dans le cadre du Match des meilleurs espoirs de la LCH, le mois dernier.

Pendant que cinq équipes aspirant aux grands honneurs se livreront une guerre de tranchées lorsque les séries éliminatoires s’amorceront dans la LHJMQ, qu’en est-il des grosses pointures au sein de la Ligue de l’Ontario (OHL) et de la Ligue de l’Ouest (WHL) ? 

Champions de la saison régulière en 2018-2019, les 67’s d’Ottawa, dirigés par André Tourigny, sont en voie de répéter l’exploit cette année.  

En vertu d’une fiche de 44-11-0-1, l’équipe de la capitale nationale détient neuf points d’avance sur ses plus proches poursuivants que sont les Knights de London, en date de jeudi. 

Les 67’s ont plié l’échine en finale des séries l’an passé aux mains de Nick Suzuki et du Storm de Guelph et ils mettront les bouchées doubles pour éviter de revivre pareil scénario 12 mois plus tard. Ils comptent notamment dans leurs rangs l’Autrichien Marco Rossi, l’un des plus beaux espoirs en vue du prochain repêchage. 

Exclus des séries au cours des deux derniers printemps, les Firebirds de Flint ont renversé la vapeur avec brio cette saison, alors qu’ils pointent tout juste derrière London avec 78 points. La formation américaine est notamment menée par un médaillé d’or d’Équipe Canada junior, Ty Dellandrea, qui est capitaine à Flint.    

Lutte à trois 

Dans l’Ouest, trois équipes jouent du coude au sommet du classement général. Les Oil Kings d’Edmonton connaissent une année de rêve avec 89 points, au moment d’envoyer ces lignes. 

Ils ne pourront lever le pied lors de leurs neuf matchs restants au calendrier puisque les Winterhawks de Portland et les Silvertips d’Everett, deux clubs basés aux États-Unis, leur soufflent dans le cou avec respectivement 87 et 86 points. 

À 17 ans seulement, Jake Neighbours est l’un des meilleurs attaquants de la formation albertaine et l’un des plus beaux joyaux en vue de la séance de sélection de juin prochain. En 59 rencontres, il revendique 66 points, dont 22 buts.    

Dans le calepin... 

On savait que Rafaël Harvey-Pinard excellait sur la glace, mais on ignorait qu’il obtenait des résultats aussi étincelants en classe. Finaliste l’an passé pour le trophée Marcel-Robert, remis au joueur-étudiant de l’année, le capitaine des Saguenéens n’a pas été trop troublé par son changement d’école lié à la transaction l’ayant fait passer des Huskies aux Sags, alors qu’il maintient une moyenne de 95 % en sciences de la nature à sa dernière année collégiale. Le calendrier de la LHJMQ a beau être exigeant et pas toujours commode, certains joueurs réussissent tout de même à se démarquer dans leurs études. Chapeau ! 

Le documentaire Brothers for life : mémoires d’une saison relatant la saison de rêve qu’ont connue les Huskies l’an dernier avec la conquête de la coupe Memorial comme point d’exclamation sera projeté aux cinéphiles dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma, le samedi 29 février, à 18 h, à Montréal. Le réalisateur Martin Guérin, qui a eu un accès privilégié dans l’environnement de l’équipe pour tourner son film, sera présent en compagnie de membres de cette édition championne, dont Joël Teasdale et William Cyr

Dans le cadre de la soirée des joueurs organisée par les Islanders lors du match contre l’équipe du Cap-Breton, ce soir, l’organisation a demandé à chacun d’entre eux la chanson qu’ils aimeraient entendre s’ils marquent. L’exercice a donné lieu à des réponses toutes plus originales les unes que les autres : Camila Cabello, Mac Miller, MC Hammer, Imagine Dragons et Nickelback ont été quelques-uns des chanteurs ou groupes choisis. Même Survivor et la chanson russe Kalinka (on salue Nikita Alexandrov) ont été proposés. 

Si le Centre Robert-Guertin de Gatineau est en piteux état, l’état de sa patinoire fait toutefois le bonheur des joueurs, selon un sondage effectué auprès d’une trentaine d’entre eux, actuels et anciens, par le journaliste Matthew Vachon de LaNouvelle.net. La qualité de la glace du vétuste aréna est la meilleure du circuit selon 23,8 % des patineurs interrogés. Val-d’Or (19 %) et Halifax (19 %) ont aussi la cote. À l’inverse, celle du Centre Vidéotron laisse à désirer, alors que 38,1 % des joueurs estiment qu’il s’agit de la pire.   

Le face-à-face 

Benoit-Olivier Groulx 

Foreurs
Photo courtoisie

Wildcats | Centre 

Buts 28  

Aides 48 

Points 76 

Différentiel +22 

Parties jouées 48 


Nathan Légaré 

Foreurs
Photo Agence QMI, Simon Clark

Drakkar | Ailier droit 

Buts 33  

Aides 33 

Points 66 

Différentiel -17 

Parties jouées 54 


14: L’attaquant russe des Tigres, Mikhail Abramov, a récolté au moins un point dans 14 matchs successifs pour un total de 22 durant cette période. 

150: L’espoir au prochain repêchage de la LNH et attaquant des Saguenéens, Dawson Mercer, a atteint le plateau des 150 points en carrière dans la LHJMQ. 

7: En voyage au Québec ce week-end, les Mooseheads ont perdu leurs sept derniers matchs sur les patinoires étrangères. Ils seront à Rimouski, Québec et Shawinigan.