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Rangers de New York: virage en accéléré

La restructuration des « Blueshirts » offre des résultats surprenants

Rangers c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Les Rangers ont réussi un coup de maître en mettant la main sur Artemi Panarin, le 1er juillet dernier.

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Le 8 février 2018, voyant que leur équipe n’allait nulle part, Glen Sather et Jeff Gorton ont annoncé aux partisans et abonnés de saison des Rangers qu’ils allaient procéder à une restructuration de l’équipe. Deux ans plus tard, les revoici dans la course.  

Pourtant, on parlait alors d’une formation qui avait participé aux séries éliminatoires lors des sept printemps précédents. Des parcours qui l’avaient menée à une finale de la Coupe Stanley et à deux autres finales de l’Association de l’Est.     

Dans le processus qui s’en est suivi, Alain Vigneault s’est vu indiquer la porte de sortie après cinq saisons derrière le banc. Entre-temps, Rick Nash, J.T. Miller, Ryan McDonagh et Michael Grabner, certains des principaux visages de l’équipe depuis quelques années, avaient changé d’adresse.      

Non, les Rangers ne sont pas des prétendants à la coupe Stanley. Toutefois, ils frappent à la porte de la valse printanière, après avoir terminé les deux derniers calendriers réguliers aux 24e et 26e rangs du classement général.     

«Ceux qui suivent et couvrent nos activités depuis longtemps étaient septiques lorsqu’on parlait de nos chances de participer aux séries éliminatoires, a raconté David Quinn, l’entraîneur-chef des Rangers, dans un corridor du Centre Bell. Ils se demandaient quel genre de substance on pouvait bien consommer. Mais on a cru en nous, et on y croit encore.»     

Adaptation difficile pour Kakko   

On ne peut pas dire que les quatre choix de premier tour sur lesquels ils ont mis la main depuis l’annonce de la restructuration y soient pour quelque chose. Jusqu’ici, Kaapo Kakko, deuxième choix au total lors de l’encan de 2019, est le seul membre de ce quatuor à avoir atteint la LNH.     

Avec 20 points, dont huit buts, en 54 matchs, on peut qualifier ses débuts de modestes.     

«Jouer dans le meilleur circuit au monde, à 18 ans, c’est tout un saut quand tu pars de la Ligue élite finlandaise. Le style de jeu est complètement différent, a indiqué Quinn, à propos de sa recrue. Mais il s’améliore jour après jour.»     

Toutefois, les Rangers ont su concocter de judicieuses transactions et mis la main sur des joueurs autonomes convoités. L’acquisition de Jacob Trouba, en provenance de Winnipeg, en juin 2019, et la mise sous contrat d’Artemi Panarin, deux semaines plus tard, ont contribué à l’accélération de ce virage.     

«Nos dirigeants ont fait un travail colossal au niveau du repêchage et des transactions. Ils avaient le portrait d’ensemble en tête. Évidemment, Panarin et Trouba ont changé la donne quelque peu. En même temps, ils font partie du processus que nous tentions de mettre de l’avant. Ce sont deux joueurs qui seront avec nous pour plusieurs saisons. Ils feront partie de notre prochaine grande équipe», a soutenu Quinn.      

Kreider et Lundqvist aux antipodes   

Cette « prochaine grande équipe » comptera dans ses rangs Chris Kreider, que les Rangers ont mis sous contrat pour les sept prochaines campagnes à un salaire annuel de 6,5 M$.

Choix de premier tour des Rangers (19e au total) en 2009, le colosse de 28 ans, que plusieurs voyaient faire ses valises à la date limite des transactions, ne s’est jamais imaginé dans un autre uniforme.

« C’est l’équipe qui m’a donné la chance de réaliser mon rêve de jouer dans la LNH, qui a cru en moi quand j’avais 17-18 ans et que je n’étais pas un bon joueur de hockey. Je suis tellement content de rester ici », a déclaré l’Américain, produit du Boston College.

À l’inverse, Henrik Lundqvist ne fait manifestement plus partie des plans.Gardien numéro un des Rangers pendant les 13 premières saisons et demie de sa carrière, le « roi Henrik » a lentement cédé son trône, l’an dernier, à Alexander Georgiev.

Cette saison, le Suédois, qui aura 38 ans la semaine prochaine, est tombé encore plus bas. Depuis le rappel d’Igor Shesterkin, au début de janvier, il est pratiquement devenu le troisième violon. Le vétéran n’a pas amorcé un match devant le filet des « Blueshirts » depuis le 3 février. 

Il a même été confiné à la galerie de presse dans deux des trois matchs précédant la visite des Rangers au Centre Bell. On parle d’un gardien à qui il reste une saison de contrat à 8,5 M$, assorti d’une clause de non-mouvement.