/sports/hockey/canadien
Navigation

Tomas Tatar en amour avec Montréal

L'attaquant répète qu’il se sent bien dans la métropole québécoise

HKN-HKO-SPO-NEW-YORK-RANGERS-V-MONTREAL-CANADIENS
Photo AFP Tomas Tatar a été rejoint par Shea Weber après avoir inscrit son 22e but de la saison, jeudi face aux Rangers, au Centre Bell.

Coup d'oeil sur cet article

Au cœur d’une autre saison moribonde, Tomas Tatar détonne dans l’environnement du Canadien. Pour la deuxième saison d’affilée, il établira un sommet personnel pour les points.  

• À lire aussi: Jaccob Slavin, homme de cœur  

• À lire aussi: Cole Caufield avec le CH dans deux semaines? 

Auteur d’un but et une passe dans la désolante défaite de 5 à 2 contre les Rangers de New York, jeudi, le Slovaque a égalé sa marque de l’an dernier avec 58 points (22 buts, 36 passes). Il a eu besoin de 66 matchs pour atteindre ce chiffre, comparativement à 80 rencontres en 2018-2019.     

S’il maintient la cadence, Tatar terminera l’année avec un peu plus de 70 points. Au cours des 10 dernières années à Montréal, seulement deux joueurs ont franchi le plateau des 70 points : Max Domi (72) en 2018-2019, et Tomas Plekanec (70) en 2009-2010.    

« Je préférerais parler des succès de l’équipe que de statistiques personnelles, a répliqué Tatar, vendredi, à la veille du match contre les Hurricanes de la Caroline au Centre Bell. Je ne me concentre pas vraiment sur les chiffres. Je cherche surtout à faire mon travail sur la glace. Si nous pouvions gagner plus de matchs, je serais plus heureux de ma saison. Je suis assez satisfait de ma production, mais je ne peux pas l’être pleinement dans une saison difficile. »    

Rareté  

Invité à parler d’un autre sujet que de l’incapacité à protéger une avance ou de la surutilisation de Carey Price, Claude Julien avait le sourire en décrivant l’impact de Tatar au sein de son équipe.     

« Il a un bon tir et il peut marquer des buts. Mais c’est aussi un gars qui travaille fort. On ne dit pas qu’il est parfait. Comme tout le monde, c’est un joueur qui veut aussi s’améliorer, surtout défensivement le long des rampes. C’est un travail qu’on doit faire avec plusieurs joueurs. Les marqueurs sont difficiles à trouver et nous sommes heureux de l’avoir. Très rarement, j’ai pu dire après un match que je ne l’avais pas vu ou qu’il ne s’était pas présenté. Il vient pour jouer tous les soirs. »     

« Tats (Tatar) est un gros morceau de notre équipe, a renchéri Phillip Danault. Il a déjà 58 points, il est très constant. Il peut aussi bien jouer défensivement, il est un bon meneur et il a toujours la bonne attitude. Je le décris comme un excellent joueur. »    

Quand Danault parle de constance, il n’a pas tort. Cette saison, Tatar n’a jamais passé plus de trois rencontres sans écrire son nom sur la feuille de pointage.     

Rien prédire  

En conférence après la date limite des transactions, Marc Bergevin avait insisté sur un point : il ne voyait aucun intérêt à échanger Tatar ou Jeff Petry pour regarnir encore plus sa banque de choix et d’espoirs.     

« Pour moi, ça ne faisait pas de sens d’échanger des joueurs qui ont des contrats pour l’an prochain encore contre des choix, avait dit le directeur général du Canadien. Nous avons l’intention de miser sur une bonne équipe l’an prochain et ils sont de bons joueurs. »    

À la fin de la saison 2020-2021, Tatar pourrait devenir joueur autonome sans compensation. À l’instar des Petry, Danault et Brendan Gallagher, il écoulera la dernière année de son contrat l’an prochain à un salaire de 5,3 millions $ (4,8 millions $ dans la masse salariale du CH puisque les Golden Knights payeront encore 500 000 $).     

Le 1er juillet, Tatar pourrait donc discuter d’une prolongation de contrat avec Bergevin. À ce sujet, le Slovaque de 29 ans n’a pas trop ouvert son jeu.    

« Montréal est une très bonne ville pour moi. Je ne peux pas dire un seul mauvais mot contre l’équipe, l’organisation et la ville. À l’extérieur de la glace, j’ai aussi rencontré de belles personnes. Je me plais ici. Mais dans le monde du hockey, tu ne peux jamais prédire ce qui surviendra. Je l’avais dit à l’approche de la date limite des transactions. Je suis réellement tombé en amour avec cette ville, mais le hockey reste une business.     

 « C’est probablement un bon signe, je suis encore ici après la date limite des transactions. Pour être honnête, j’aime vraiment ça à Montréal. Ça me rappelle la maison. Je me sens bien dans cette ville. J’ai aussi du plaisir avec mes coéquipiers, il y a un bon groupe de joueurs. Depuis l’an dernier, j’ai la chance de jouer avec Phil et Gally. Nous avons développé une très belle complicité, nous nous comprenons bien. »