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Guillaume Pineault se présente

Guillaume Pineault se présente
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Après presque 10 ans d’études universitaires, on ne peut pas dire que Guillaume Pineault a emprunté le chemin le plus court pour faire carrière en humour. Pourtant, le voici avec son premier one-man show, Détour, qu’il présentera vendredi au Gesù.  

Ce premier spectacle solo, Guillaume Pineault le perçoit comme une carte de visite. «Il faut que je me présente, pour le monde qui ne me connaît pas», souligne-t-il.    

«Je commence en présentant ma famille. C’est important de dire d’où je viens, poursuit l’humoriste. Mon père a eu une seule blonde. Il est marié avec, il a eu des enfants avec. Je me disais que ça allait être ça ma vie. Je le croyais vraiment jusqu’à ce qu’avec ma première copine, après 12 ans de couple, on se sépare. À ce moment-là, tout pète pour moi. Je n’ai plus aucun repère.»    

On se doute donc que le spectacle traitera de la rupture. «Je me tiens tout de même loin des vieux clichés d’humoristes», insiste Pineault.    

Sa famille, son parcours universitaire, la transition entre les études et l’humour, et son retour un peu rouillé dans le monde du dating composeront, entre autres, le one-man show.    

«J’ai trouvé ça drôle de mettre ça dans le premier show, je parle de problèmes érectiles, ajoute Pineault. Il n’y a pas beaucoup d’humoristes qui montent sur scène en disant: "Hey, ça vous est-tu déjà arrivé?"» avoue celui que l’on a pu voir à l’émission OD+ en direct cet automne.    

Candide   

Guillaume Pineault est un raconteur né qui vous fera le récit, avec le charisme qu’on lui connaît, de toutes sortes de situations parfois absurdes, parfois banales, qu’il a vécues. «Je pense que je suis officiellement ou candidement maladroit. D’ailleurs, au début, j’hésitais à appeler le show Candide, parce que je suis naïf et j’arrive dans des situations qui n’ont pas de bon sens», indique-t-il.    

Le pèlerinage humoristique du jeune homme de Saint-Hyacinthe a, en quelque sorte, commencé à l’émission En route vers mon premier gala Juste pour rire en 2011.    

«J’étais rentré là en me disant: "Je vais essayer ça et voir si ça marche". Finalement, ils m’avaient envoyé en demi-finale», raconte Guillaume Pineault.     

«Ç’a été mon premier numéro et c’était sur mon frère. J’ai gardé un gag de ce numéro-là dans mon show actuel. J’ai grandi avec un frère qui a un handicap. Il est sourd. Je trouvais que d’expliquer ça, ça faisait différent.»    

Quand il regarde le chemin parcouru depuis, Guillaume Pineault affirme avoir gagné en confiance et en maturité. «Je dois avoir 2500 shows, approximativement, derrière la cravate.»    

Télé et radio  

Aujourd’hui, il fait non seulement de l’humour pour gagner sa vie, mais aussi de la radio et de la télé. On peut d’ailleurs le voir à l’émission Coups de cochon, animée par Patrick Groulx, à Ztélé. Un projet qui le sort de sa zone de confort!    

«Quand on m’a expliqué le concept. J’ai tout de suite dit: "Moi, je suis game!". Après ça, tu le fais et tu réalises qu’on a l’air de solides caves, par exemple, on était déguisés en médiéval aux Halles d’Anjou à déranger le monde en faisant des combats d’épées. C’est drôle sur papier, mais quand c’est moi qui le joue, c’est une autre histoire. J’ai trouvé ça le fun, mais difficile», indique Pineault.    

On pourra aussi bientôt le voir dans un concept de petit talk-show dans un ascenseur. «Ça va être diffusé à la fin des émissions à Z. Je pose des questions aux gens dans l’ascenseur et quand ils arrivent à leur étage, ils sortent. C’est rapide et dynamique. J’ai adoré ça l'fun faire ça!»    

  

Trouver sa voie    

 

Guillaume Pineault se présente
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

 

Le premier spectacle solo de Guillaume Pineault, intitulé Détour, ne porte pas ce nom pour rien.  

«J’ai passé 12 ans sur la mauvaise "track" avant de réaliser que j’aimerais faire de l’humour, détaille-t-il. Détour, c’est aussi parce que [...] je vais parler pendant une demi-heure pour expliquer quelque chose que quelqu’un d’autre pourrait expliquer en trois mots», rigole celui qui bavardait sans gêne autour d’un café.    

Guillaume Pineault a étudié en ergothérapie, avant de se diriger en ostéopathie, pour finalement terminer son tortueux parcours en devenant humoriste.    

«J’y croyais, au début, quand je suis entré à McGill pour devenir ergothérapeute. J’ai travaillé là-dedans pendant six ans. Après ça, je me suis dit que je pouvais apprendre un peu plus, alors je me suis inscrit en ostéopathie. J’y croyais que j’allais être ostéo. Ç’a été un gros détour de vie», insiste le trentenaire.    

«La vie, ce n’est pas une ligne droite non plus. C’est sinueux. Il faut que tu aies des ups and downs dans la vie pour avoir quelque chose à raconter. Si j’avais juste eu une belle vie, le show durerait quatre minutes.»     

Le déclic   

C’est dans la salle de bain de son 3 et demi à Hochelaga que Guillaume Pineault a compris que c’était l’humour qui le faisait vibrer.    

«Ce moment-là, je ne l’oublierai jamais. Je me suis "checké" dans le petit miroir de la pharmacie et je me suis dit: "Qu’est-ce que tu fais? Pourquoi tu étudies en ostéo? Pourquoi tu fais pas de l’humour?". Je me suis rendu compte que le point commun, c’était d’être en contact avec les gens et leur faire du bien, et vice-versa. Je me suis dit, en humour, je suis en contact avec plus de gens et c’est ce qui me drive le plus.»