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Haut les masques

Haut les masques

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Alors que c’est pratique courante ailleurs dans le monde, pourquoi ne voit-on pas davantage de gens porter des masques lorsqu’ils sont malades? 

J’aurai à prendre l’avion bientôt et comme beaucoup de monde, je me pose des questions sur l’épidémie de COVID-19. Je n’ai pas l’intention d’annuler, mais c’est difficile de ne pas imaginer tomber sur un voyageur atteint. Je sais fort bien que les chances sont très faibles. Mais ça me fait réfléchir, sans tomber dans la paranoïa, aux précautions que nous pourrions prendre.

Mon conjoint et moi avons, l’instant d’un moment, évoqué le port de masques à bord de l’avion. Nous avons bien rigolé en s’imaginant essayer de convaincre le petit de 2 ans de porter un masque... c’est peine perdue! Puis je me suis dit : ce n’est pas à nous de porter un masque! C’est aux gens malades.

Mais est-ce les masques sont vraiment efficaces? Les experts indiquent que les masque protège l’extérieur contre vous, pas le contraire. C’est donc véritablement aux gens malades de les porter. Pas à ceux qui essaient de ne pas tomber malades! À noter qu’il en existe de plus efficaces que d’autres. Et qu’il faut les changer régulièrement, aux trois ou quatre heures. 

La pratique n’est pas tellement intégrée au Québec. Alors qu’on voit de nombreuses personnes se promener avec des masques ailleurs dans le monde, notamment en Asie, notre réaction en voyant quelqu’un porter un masque ressemble plutôt à : «Voyons donc».

On trouve cela bizarre, limite parano. 

Des habitudes sanitaires à revoir?

Sans vouloir virer folle, je trouve que l’on pourrait améliorer nos habitudes sanitaires. D’abord, notre système de santé nous oblige à nous déplacer lorsque nous sommes malades, à nous rendre dans les cliniques et les hôpitaux. En France, par exemple, les médecins se déplacent chez les patients, réduisant ainsi les chances qu’un malade ne contamine la salle d’attente.

Combien de fois voit-on des gens malades se rendre au travail?  Si tu veux travailler malgré ta fièvre et ta toux, c’est ton choix, mais peux-tu travailler de la maison au pis-aller? 

Combien de fois ai-je été témoins de gens, par exemple dans les transports en commun, qui s’éternuent dans la main avant d’aller toucher tout et n’importe quoi autour d’eux? Mon enfant de deux ans sait qu’il doit éternuer dans son coude (Bon, il essaie d’y penser. Il arrive régulièrement qu’il m’éternue au visage!). J’ai remarqué qu’autour de moi, beaucoup de personnes ont commencé à refuser de serrer la main ou d’embrasser en avertissant qu’ils sont malades. Une bonne chose.

Et vous ne trouvez pas un peu étrange de croiser des professionnels de la santé en dehors de l'hôpital, dans la rue ou dans les transports en commun, avec leurs vêtements de travail? 

Peur et dérives

D’ici notre voyage en avion, nous prions seulement pour que le petit ne tombe pas malade! Avez-vous vu l’histoire de la famille dont le voyage est tombé à l’eau parce que leur fille de 20 mois toussait? Elle n’avait pas le COVID-19 du tout. 

Un transporteur peut effectivement refuser l’embarquement d’un passager pour un motif de sécurité ou pour le bien-être des autres passagers. La compagnie aérienne, informée qu’un passager présentait des symptômes contacte MedAir inc, qui fait une recommandation à l’équipage, qui prend finalement une décision. 

Plusieurs jugements ont été rendus à la suite de poursuites à la suite de refus de passagers à bord d’avions. Certains passagers ont pu prouver qu’il y avait eu préjudice, d’autres n’ont pas eu gains de cause, comme ces passagers qui s’étaient fait refuser l’embarquement dû à un enfant atteint de pied-main-bouche. Lire ici le jugement.

Ça donne envie de se cacher dans une bulle de verre jusqu’à notre voyage, question de ne pas se faire refuser l’accès à notre avion! 

Même si un seul cas du virus a été identifié chez nous pour l'instant, force est de constater que les impacts sur nos vies sont déjà là.