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Météo à Québec: des radars plus puissants pour des prévisions plus précises et plus rapides

Météo à Québec: des radars plus puissants pour des prévisions plus précises et plus rapides
Photo Simon Clark

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Alors que la région de Québec se remet à peine d’une violente tempête, le radar météorologique le plus près de la Vieille Capitale sera désactivé en mars afin de le remplacer par une unité beaucoup plus puissante.  

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En 2023, Environnement et changement climatique Canada (ECCC) complétera un plan de sept ans visant à changer ses 27 radars météorologiques et d’en ajouter deux, au coût total de 107 millions $.  

«Nos nouveaux radars permettent aux météorologistes de mieux détecter et prévoir les événements météorologiques violents tels que les tornades, sur une plus grande portée, et d’émettre des alertes météorologiques extrêmes plus tôt» a indiqué par courriel Catherine Burge, porte-parole d’ECCC.   

Les nouveaux radars de type Doppler ont une portée de 240 km, le double d’avant.  

La Belle Province  

Le Québec compte maintenant six radars, depuis la construction d’un nouveau à Blainville, au nord de Laval, en 2018. Celui de Landrienne, près d’Amos, en Abitibi, a été changé l’an dernier.  

Le radar de Val d’Irène près d’Amqui, au Bas-Saint-Laurent, devrait être remplacé cet été. Ceux de l’Université McGill et de Lac Castor, près de Saguenay, le seront avant l’échéance de 2023.  

Le radar le plus près de Québec est celui de Sainte-Françoise à 80 km à vol d’oiseau. Autrefois appelé Villeroy, il est situé au nord de Plessisville, au Centre-du-Québec. Il sera désactivé dès le mois de mars.  

Sa construction devrait être complétée durant l’été. «Les données du nouveau radar devraient être entièrement testées et disponibles à l’interne pour les météorologues d’ECCC en août 2020 et entièrement disponibles au public en septembre», a précisé Mme Burge.  

Elle a ajouté qu’ECCC a mis en place un plan pour «garantir que les communautés touchées par le remplacement du radar aient une couverture lorsqu’il s’agit de détecter et de prévoir les événements météorologiques violents.   

Grâce aux images satellites, aux stations météo et aux détecteurs de foudre, notamment, les prévisions et les avertissements continueront d’être émis.   

Alertes précoces   

Les nouveaux équipements apportent un niveau de précision améliorant la détection du type de précipitations.   

«La double polarisation des ondes (des nouveaux radars), à l’horizontale et à la verticale, permet de connaître la forme des gouttelettes et d’en comprendre la nature. Est-ce que ce sont des flocons, des particules de glaces? Ça nous aide à prévoir les différents types de précipitations pour une région, la grosseur de la grêle dans les orages par exemple», explique le météorologue d’ECCC Alexandre Parent.  

Si la plus grande portée des radars procure des avantages, elle est à relativiser, puisque M. Parent estime que la couverture du réseau canadien est déjà bonne. Cependant, un autre élément fera un grand changement dans la rapidité et la précision des prévisions.  

«Les nouveaux radars procurent des images aux six minutes plutôt qu’aux 10 minutes. On obtient pratiquement deux fois plus d’images. Ça permet de suivre plus efficacement les systèmes, principalement la formation et le déplacement des orages. Ça permet aussi de suivre plus à la trace une tornade ou son potentiel développement. Ça devrait donner de meilleurs préavis en termes d’avertissements d’orages violents, de veille ou d’alerte de tornades», ajoute-t-il.   

«Avec ces nouveaux radars, les prévisions météo ne peuvent que s’améliorer», conclut M. Parent.  

Les radars d’Environnement Canada au Québec  

Nom (changement)   

  • Blainville* (2018)  
  • Landrienne (2019)  
  • Sainte-Françoise** (2020)  
  • Val d'Irène (2020)  
  • Lac Castor (2021-2023)  
  • McGill (2021-2023)    

* Nouvelle station  

** Autrefois Villeroy