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«Rue King» sur Club illico: l’impro à son meilleur

«Rue King» sur Club illico: l’impro à son meilleur
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Si vous aimez les matchs d’impro, «Rue King» va complètement vous charmer. Et si vous êtes moins amateur de ce genre, la nouvelle sitcom de Club Illico va néanmoins vous combler, notamment grâce au jeu exceptionnel des comédiens.  

Inspirée d’un concept allemand, «Rue King» lance un nouveau genre de série au Québec, dans lequel l’improvisation prend toute la place. Les comédiens sont placés dans une situation de base et doivent improviser les dialogues en fonction des indications qui leur sont fournies.  

«Il n’y a aucun texte d’écrit à l’avance, ni aucune répétition, a indiqué Vincent Bolduc, producteur au contenu. Les acteurs apprennent au fur et à mesure ce qu’ils doivent faire grâce à une oreillette dans laquelle leur parle le maître du jeu, à savoir Stéphane Bellavance. Ce dernier peut parler à tous les acteurs en même temps ou à un seul.»  

«Rue King» sur Club illico: l’impro à son meilleur
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Ce sont donc les comédiens qui créent l’histoire.  

Terrain connu  

Cette dernière s'articule autour de deux jeunes adultes, Marie-Ève (Morency) et Pier-Luc (Funk), qui habitent ensemble dans un appartement de la rue King, à Sherbrooke. Au rez-de-chaussée se trouve un café et à l’étage, leur appartement. Une troisième coloc vient habiter avec eux. Il s’agit de Sophie (Cadieux) qui a quitté une grosse job dans un cabinet d’avocats à Montréal pour venir refaire sa vie dans l’aide juridique à Sherbrooke.  

La distribution comprend également Stéphane Crête, Sylvie Moreau et Medhi Bousaidan, alors que des invités surprises vont faire irruption de temps à autre.  

«Rue King» sur Club illico: l’impro à son meilleur
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le décor fait immédiatement penser à la série «Friends», avec un appartement lumineux et spacieux, et un café chaleureux où les comédiens se retrouvent. «Le concept est tellement éclaté qu’on ne pouvait pas réinventer les codes de la sitcom, confie Vincent Bolduc. On a choisi d’aller vers une structure assez classique. Il fallait que les paramètres soient clairs pour qu’on puisse aller improviser sur-le-champ.»  

Vives réparties  

Invités à assister au tournage des derniers épisodes, dans un studio de TVA, jeudi soir, les médias ont pu constater à quel point les membres de la distribution ont la réplique acérée et peuvent réagir à des situations instantanément. «Notre principal problème est que les comédiens sont tellement rapides que les gens vont penser qu’ils ont des textes écrits à l’avance, a confié Vincent Bolduc. Ce n’est évidemment pas le cas.»  

«Rue King» sur Club illico: l’impro à son meilleur
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Improvisateur patenté et toujours actif dans la LNI, Pier-Luc Funk avoue que «Rue King» est un nouveau concept d’improvisation. «En impro, tu peux arriver à un certain confort. Tu sais de quoi l’impro a besoin et c’est instantané. Là, c’est différent. On essaie de créer une histoire qui doit se poursuivre, avec un personnage très proche de nous, et quelqu’un dans l’oreille qui nous donne des indications et des défis.»  

Le comédien se met d'ailleurs dans le même état d’esprit qu’avant un match d’impro. «Je me concentre et j’essaie d’activer mon énergie. Mais c’est un exercice différent. En impro, j’aime recréer une histoire différente, faire de nouveaux personnages... Je suis un créateur d’histoires. Ici, je suis créateur, mais dans un cadre beaucoup plus restreint.»  

La série «Rue King» sera diffusée sur Club illico à compter du 7 mai.