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Le chemin de fer est bloqué brièvement à Montréal

Les manifestants ont ensuite pris d’assaut la rue pour faire entendre leur message

GEN - MANIFESTATION MONTRÉAL
Photo Martin Alarie Des cônes, des tables de pique-nique et des pneus ont été placés sur le chemin de fer appartenant au Canadien Pacifique, dans le quartier Rosemont.

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Une soixantaine de manifestants masqués ont brièvement occupé les rails du Canadien Pacifique hier en fin d’après-midi à Rosemont, avant que leur coup d’éclat se termine en courte manifestation dans les rues de Montréal. 

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Des cônes, des tables de pique-nique, des pneus et autres objets divers ont été placés sur le chemin de fer « pour réaffirmer la souveraineté territoriale wet’suwet’en et dénoncer le projet de pipeline Coastal GasLink », ont indiqué les organisateurs du rassemblement dans un communiqué.  

Les manifestants ont pris d’assaut le boulevard Saint-Laurent avec des feux d’artifice.
Photo Antoine Lacroix
Les manifestants ont pris d’assaut le boulevard Saint-Laurent avec des feux d’artifice.

Dans un froid polaire, les protestataires ont installé un feu pour se réchauffer et quelques banderoles à côté des rails. Ils ont fait jouer de la musique et ont scandé quelques slogans.  

Certaines bannières ressemblaient presque en tout point à celles érigées lors du blocus qui a duré trois jours la semaine dernière à Saint-Lambert.  

Encore une fois, les médias ne semblaient pas être les bienvenus. Lorsqu’un photographe du Journal s’est approché du campement improvisé, il a vite été chassé.  

Dans la rue 

Puis vers 19 h, alors que les agents du Service de police de la Ville de Montréal étaient en train de se déployer autour du petit blocus, les manifestants ont quitté les rails pacifiquement pour finalement prendre d’assaut le boulevard Saint-Laurent. 

Marchant à contresens et au travers des voitures, les protestataires, alors une trentaine, ont lancé quelques feux d’artifice, sous les regards surpris de nombreux témoins.  

Après une vingtaine de minutes, la manifestation s’est dispersée sans grande cérémonie, alors que le SPVM suivait ses participants à la trace. 

Contacté hier par Le Journal, le Canadien Pacifique (CP) a dit « suivre la situation de près », mais n’a pas répondu à savoir si la démonstration avait perturbé ses activités. 

Vers 20 h hier, les rails à Rosemont avaient déjà été dégagés de tous les objets empilés. 

Ça tient bon à Kahnawake  

À Kahnawake, la barricade sur une autre voie ferrée du CP en solidarité aux chefs héréditaires wet’suwet’en tenait toujours, hier, malgré l’obtention par la compagnie ferroviaire d’une injonction obligeant les protestataires à quitter les lieux. 

L’injonction est valide jusqu’au 5 mars. 

Kenneth Deer.
Mohawk
Photo Agence QMI, Maxime Deland
Kenneth Deer. Mohawk

« La barricade tient toujours. Nous attendons des nouvelles des chefs wet’suwet’en », a indiqué aux journalistes Kenneth Deer, porte-parole de la nation mohawk à Kahnawake. 

Ce blocus empêche la société responsable des trains de banlieue d’offrir son service entre Candiac et Montréal depuis le 10 février. 

– Avec la collaboration de l’Agence QMI