/opinion/columnists
Navigation

Henri est majeur

Coup d'oeil sur cet article

Aujourd’hui, Henri Richard, le seul homme à avoir gagné 11 coupes Stanley, célèbre son anniversaire de naissance. Puisqu’il est né un 29 février, il a 21 ans.

Il vit depuis 84 ans, mais il n’a fêté que 21 fois. Voilà une mèche qu’il ne m’a pas donné un bon coup de coude sur l’épaule comme il avait l’habitude de le faire, parce qu’il est maintenant en résidence permanente, lourdement atteint par la maladie d’Alzheimer.  

J’ai des nouvelles de temps en temps de par ses filles et ses garçons, toujours aussi gentils. Maman Lise va bien malgré tout.

Je ne sais pas si le réalisateur producteur Martin Larocque, maintenant à TVA, a encore cette longue entrevue qu’Henri m’avait accordée dans un voyage merveilleux au Maroc avec un groupe d’anciens du Canadien, il y a une quinzaine d’années.  

Après notre entretien, il m’avait avoué n’avoir jamais été aussi à l’aise et ouvert. On a parlé de sa relation spéciale avec son grand frère Maurice, son idole. Du hockey de son époque, des salaires, de ses enfants. 

« J’avais deux rêves dans la vie. Marier Lise et jouer pour le Canadien. Je les ai réalisés tous les deux.  

Je suis un homme chanceux et heureux. La seule crainte qui me reste, c’est que Lise me batte au golf. »

Il y a 12 ans, j’animais une émission intitulée C’est pas fini à RDS, et, pour un sketch, j’avais convaincu Henri de se déguiser en ado et de m’accorder un bout d’entrevue en langage d’ado parce que, le 29 février 2008, il célébrait alors son 18e anniversaire.  

Il s’était prêté au jeu et il avait complété sa journée de tournage en me disant : « C’est ben parce que c’est toi, Beaudry... » 

Je suis un privilégié. Bonne fête, Henri, et je te vois encore sur le dos du chameau avec ta belle Lise. Il y avait aussi André Boudrias et Carol Vadnais...

BON DÉBARRAS

Février est le mois le plus court en heures, mais il peut devenir le plus long en labeur. 

 Quoi qu’il en soit (traduction de anayway), à minuit, ce soir, on le fout à la porte et on passe à mars, le mois du printemps, le mois de la Journée internationale de la femme, le mois du changement d’heure, le mois des pneus d’été, de la Saint-Patrick, de la cabane à sucre. Le printemps a tellement hâte qu’il arrivera le 20, un vendredi, cette année.

Les journées rallongent, le ski de printemps sera merveilleux. La vie est belle.

Et ensuite ? Les bourgeons, les fleurs, le golf, et qui sait, peut-être que les trains rouleront.

DANS LES PETITS POTS

  • N’en parlez à personne. Carey Price s’est acheté une Zamboni.
  •  Entendu dans les négos : « Ah wagon su’l diable... »
  • « Peut-on faire des dépôts directs à l’avenir ? » (Le gars de l’Hydro qui change de stratégie)
  • Février sans alcool. J’ai mis mon cadran à minuit, ce soir.
  • « Ça ne sera pas long, j’arrive... » (Justin déguisé en voie ferrée)
  • Trois choses qui n’avancent pas : Le CN, le CP et le CH.
  • Lu sur Facebook : « Pourquoi payer 338 députés à Ottawa alors que cinq chefs des Premières Nations dirigent le Canada depuis 15 jours. »
  • Marc Bergevin cherche un chauffeur de Zamboni capable de jouer au centre.

À DEMAIN EN MARS DANS LE SPORT