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La petite histoire de «L’homme invisible»

La petite histoire de «L’homme invisible»

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C’est en 1897 que paraît le roman «L’homme invisible» du Britannique H.G. Wells. Depuis, les adaptations cinématographiques se sont succédé sans relâche. Voici les plus notables... 

«L’homme invisible»

En salle le 28 février 2020, cette nouvelle mouture met en vedette Elisabeth Moss (bien connue pour son rôle dans «La servante écarlate»). Le classique a subi quelques itérations afin d’être au goût de cette ère post-#MeToo. Ainsi, la protagoniste est Cecilia Kass (Elisabeth Moss), dont l’ex-époux (Oliver Jackson-Cohen) est un scientifique. Mais l’homme est également un abuseur qu’elle a fuit. Or, après sa mort, elle en vient à soupçonner qu’il a feint son décès pour mieux l’effrayer. C’est Leigh Whannell («Insidieux») qu’on trouve à la réalisation et à la scénarisation de cette version résolument identifiée comme film d’horreur. 

«L’homme invisible» de 1933

Alors que Boris Karloff – l’acteur qui a entre autres incarné la Momie – devait avoir le rôle-titre, c’est Claude Rains (le policier français dans «Casablanca») qui hérite du personnage de Griffin. Les studios Universal, qui en possèdent les droits, font du long métrage un film d’horreur et de science-fiction. Le réalisateur James Whale couvre l’homme invisible de bandelettes afin de donner des repères visuels aux cinéphiles de l’époque. Il s’adjoint également une équipe de spécialistes en effets spéciaux qui donnent l’illusion, au moyen de câbles, que Claude Rains est invisible lorsqu’il enlève ses vêtements. Fait amusant, le film remporte un tel succès qu’il génère une kyrielle de suites et de dérivés. On a ainsi droit au «Retour de l’homme invisible» (avec un autre acteur) en 1940, à la «Femme invisible» la même année, à «L’agent invisible» en 1942 et, bien sûr, à la «Revanche de l’agent invisible» en 1944! 

«Les mémoires d'un homme invisible» de 1992

John Carpenter, le maître de l’horreur, s’attaque au mythe dans ce long métrage. Mais il dédaigne les frissons d’angoisse pour cette adaptation du roman éponyme de H.F. Saint, largement inspiré de celui d’H.G. Wells. Car le film est une comédie, portée par Chevy Chase en analyste financier devenu invisible après avoir renversé sa tasse de café sur son ordinateur! Pourchassé par la CIA et aidé par sa petite amie (Daryl Hannah), notre homme va tout faire pour demeurer en vie. 

«L'homme sans ombre» de 2000

C’est Kevin Bacon qui incarne le scientifique Sebastian Caine, inventeur, pour le compte de l’armée américaine, d’un sérum d’invisibilité. Testant son efficacité sur lui-même, Sebastian en profite pour commettre des actes violents et laisser libre cours à ses instincts les plus vils dans ce long métrage de Paul Verhoeven («Voyage au centre de la mémoire»). Les effets spéciaux, qui permettent à l’équipe de faire disparaître efficacement l’acteur principal tout en montrant le relief de son squelette, valent au film une nomination aux Oscars (mais il perd devant le «Gladiateur» de Ridley Scott). Un deuxième volet suit en 2006, avec Christian Slater dans le rôle principal, mais le long métrage ne sort qu’en DVD. 

À venir 

«Invisible Woman» dans les prochaines années

En novembre dernier, on a appris qu’Elizabeth Banks allait être en tête d'affiche, en plus de la réaliser, d'une version de «Invisible Woman» pour les studios Universal. C’est Erin Cressida Wilson («La fille du train») qui a coécrit le scénario avec la cinéaste et actrice. Aucune date de début de tournage n’a encore été avancée, pas plus que de date de sortie.