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L’attaque de panique, un mal sournois

Adhd.
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Transpiration excessive, palpitations cardiaques et soudain sentiment de suffocation, le tout malgré l’absence de problèmes de santé ou de réelles menaces... Particulièrement vive et pourtant encore méconnue, l’attaque de panique figure parmi les plus fréquentes des peurs, et ce, bien avant celle de l’avion ou des hauteurs.

Imaginaire ou réelle ?

Une personne assaillie par une attaque de panique ressent une profonde frayeur, des sensations physiques intenses et désagréables, une souffrance qui semble impossible à surmonter. Bien qu’elle n’ait pas de fondements objectifs, cette peur est bien réelle et le sentiment d’inconfort l’est encore davantage.

L’attaque de panique présente plusieurs caractéristiques, mais celles-ci se résument toutes par la peur : peur irrationnelle d’être atteint d’une crise cardiaque, de s’évanouir, ou de devenir fou, par exemple. L’anxiété grandissante devant toutes ces menaces imaginaires fera inévitablement augmenter les réactions physiques de la personne vivant une attaque de panique. Ces réactions sont d’ailleurs nombreuses, allant des palpitations en passant par des engourdissements, de la nausée, une impression d’étouffement, une transpiration démesurée, des douleurs au thorax, et une sensation de perdre le contrôle, ou la tête, pour ne nommer que celles-ci. 

Bien qu’elles paraissent longues, ces attaques durent quelques minutes, et au-delà des sensations physiques, d’autres se bousculent à l’intérieur de soi, à commencer par une difficulté à penser, alors que la raison semble mise en échec. En fait, la seule préoccupation devant une attaque de panique se résume à une chose bien précise : trouver la sortie de secours.

Une frayeur insidieuse

L’attaque de panique est d’autant plus sournoise qu’elle ne repose sur aucun élément extérieur, aucune menace objective qui permet d’expliquer cette réaction, d’autant qu’elle peut survenir à tout moment, et à des endroits parfaitement sécuritaires, comme chez des amis, dans une salle de réunion ou au cinéma, par exemple. 

S’il est souvent difficile de déterminer avec précision ses causes, les personnes plus sensibles au stress, anxieuses dans la vie quotidienne ou celles ayant vécu des événements traumatiques comme un accident de voiture, un incendie, ou encore des problèmes conjugaux ou une perte d’emploi peuvent devenir plus enclins à vivre de telles attaques.

Contre-attaquer l’attaque !

Il y a de l’espoir pour les personnes assaillies par des attaques de panique, et surtout, plusieurs solutions, mais il faut apprivoiser la bête. 

Même si les sensations éprouvées sont particulièrement inconfortables, rien ne sert de les fuir ou de s’agiter. Il faut faire preuve de patience, rester en place, respirer profondément et se concentrer sur l’instant présent. Il est aussi possible de se distraire et d’occuper son esprit : certains y parviennent en se racontant des histoires dans leur tête ou en comptant à l’envers, le temps que la tempête passe. La décharge d’adrénaline engendrée par l’attaque de panique peut alors se dissiper, tout comme les sentiments d’inconfort et d’étouffement. Une chose est importante : il ne faut pas chercher à l’éviter, car paradoxalement, plus on tente de fuir l’attaque de panique, plus on la craint. 

Pour maîtriser cette bête encombrante, l’entourage peut aussi être d’un grand secours, en se faisant rassurant et en reconnaissant que ces sensations sont très désagréables. Lorsque nécessaire, une aide professionnelle peut aussi aider la personne à mettre en place les outils et les moyens nécessaires pour mieux vivre avec ce phénomène. Cet apprivoisement peut aussi se développer avec le temps. 

Même si elles sont très inconfortables, il est important de garder à l’esprit que les attaques de panique sont sans danger, qu’elles vont toujours passer en quelques minutes, et que plus on les vit, moins on les craint.