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New York en train: un trajet panoramique

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Photo courtoisie Pendant que le train roule, on a droit à des scènes de la vie quotidienne.

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Il existe différentes façons de se rendre à New York. Si certains privilégient l’avion, plus rapide, d’autres choisissent l’automobile qui permet de nombreux arrêts, mais il ne faudrait pas oublier le train. Pour un voyage qui nous en met plein la vue, on monte à bord du train L’Adirondack d’Amtrak pour un voyage pittoresque.

Oui, c’est vrai, le train met 11 h entre Montréal et New York et l’on est toujours pressé d’arriver à destination pour se lancer dans la frénésie de la Grosse Pomme. Mais attention, a-t-on bien calculé son temps ?

À bas le stress

S’il est vrai que l’avion ne met qu’une heure trente en vol direct, encore faut-il qu’il n’y ait aucun délai d’embarquement. Mais partons du début et comptons le temps à partir de chez soi pour atteindre l’aéroport, passer la sécurité et la douane américaine, attendre avant le décollage et le vol lui-même. 

À l’arrivée, il faut sortir de l’avion, récupérer ses bagages et prendre un taxi jusqu’à Manhattan (environ une demi-heure si tout va bien) ou un transport en commun (environ une heure). 

Pour le train, il suffit de se rendre au centre-ville de Montréal ou à la gare de Saint-Lambert une quinzaine de minutes à l’avance. 

Ensuite, il ne reste plus qu’à s’installer dans un siège confortable qui offre plein d’espace aux jambes, sortir son ordinateur, sa liseuse ou un livre et s’abandonner aux roulis du train en attendant Rouses Point où les douaniers monteront à bord pour contrôler les passagers. 

À l’arrivée, comme la Penn Station se situe au cœur de la ville, on sauve encore de précieuses minutes.  

Les Adirondacks réservent de belles surprises.
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Les Adirondacks réservent de belles surprises.

Contempler l’arrière-pays

Il y a cependant fort à parier que tout projet de travail ou de lecture sera rapidement abandonné au profit du paysage qui défile par les larges fenêtres. 

C’est un ballet de forêts, de montagnes, de lacs, de rivières, de grands champs de maïs, de fermettes, de domaines et de vaches qui, de leurs yeux doux et résignés, observent quotidiennement ce défilé de wagons. 

Lorsqu’une ville approche, le train siffle avant de s’arrêter dans de petites gares comme Lacolle, Plattsburgh, Port Kent, Wesport, Port Henry, Ticonderoga, Whitehall, Glen Falls, Saratoga Springs ou Poughkeepsie. Une brochure offerte à chaque passager donne la description de chacun de ces 18 arrêts, ce qui donne l’envie de les découvrir lors de prochains voyages. La journée se poursuit ainsi, toute en douceur et en lenteur, jusqu’à ce que l’on aperçoive les lumières de la Ville qui ne dort jamais ! 

Oui, le train est plus lent, mais il demeure pourtant, pour l’autrice de ces lignes tout au moins, la plus agréable façon d’atteindre cette ville, surtout si l’on s’y rend pour le plaisir et non pour signer un contrat.

À SAVOIR

  • Ce voyage panoramique à travers les Adirondacks de l’État de New York a lieu tous les jours.
  • Des trains de correspondance permettent de se rendre à Philadelphie, Baltimore et Washington, DC.
  • En hiver, c’est un bonheur d’admirer ces paysages de neige et de glace, sans avoir à se préoccuper des conditions météo. 

Pour les horaires et les destinations : amtrak.com