/news
Navigation

«Ça ne passe plus, ça ne fonctionne plus»

Coup d'oeil sur cet article

L’entente de principe intervenue entre le gouvernement fédéral et les chefs héréditaires wet'suwet'en est de bon augure pour la fin du conflit qui va passer à l’Histoire, selon Michèle Audette. 

• À lire aussi: Les barricades toujours en place malgré l’entente de principe

• À lire aussi: Une entente de principe conclue entre le fédéral et les Premières Nations

L'ancienne commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées estime qu'il est important de discuter avec toutes les parties impliquées, peu importe le temps que ça prendra. 

«Quatre jours dans l’histoire de 175 ans de relations brisées ou dysfonctionnelles. Pour certains, c’est peut-être long; pour d’autres, on est encore sceptiques; moi, j’espère de rester optimiste», a affirmé Michèle Audette lundi soir en entrevue à LCN. 

L'entente annoncée dimanche représente «un pas de plus vers un meilleur dialogue et une meilleure compréhension», a-t-elle ajouté. 

Le démantèlement éventuel des dernières barricades toujours en place au pays, notamment à Kahnawake, ne doit cependant pas signifier la fin de ce dossier. 

«On doit se servir et se rappeler de ce qui se passe aujourd’hui en 2020 pour assurer que la prochaine relève, les leaders de demain, ne fassent pas les mêmes erreurs», a affirmé Mme Audette. 

La militante souhaite que les Premières nations tendent vers une plus grande autonomie. «Les nations vont pouvoir s’asseoir avec les parties prenantes [...]. Enfin, on aurait cette indépendance et non cette dépendance à tous ces programmes-là. Ça ne passe plus, ça ne fonctionne plus», a-t-elle martelé. 

Elle est certaine que la crise des blocus ferroviaires va passer à l’histoire. «Tout le monde va devoir mettre en considération la partie prenante qui est peuple autochtone ici au Canada et dans nos régions respectives. On ne pourra plus faire comme si ça n’existait plus», a-t-elle assuré.