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Embauché comme déneigeur sans preuve de permis et sans formation

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Notre collaborateur Alexis Magnaval a travaillé pour une entreprise de déneigement à Montréal dont nous tairons le nom, car elle est loin d’être la seule à agir de la sorte. Voici, en quelques points, comment s’est déroulée son expérience.  

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MARDI 4 FÉVRIER  

15 h Alors qu’une énorme tempête est annoncée dans les jours qui suivent, Alexis appelle une dizaine de compagnies de déneigement. La plupart lui demandent très peu d’informations, mais semblent prêtes à l’engager. Il n’a pourtant aucune qualification.      

MERCREDI 5 FÉVRIER   

9 h Une compagnie le rappelle et lui demande de se présenter à son garage, le soir suivant.   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Jean Balthazard et Alexis Magnaval sur QUB radio :  

  

JEUDI 6 FÉVRIER  

18 h Alexis arrive au garage. Il va opérer une chenillette, une machine qui sert à déneiger les trottoirs.      

18 h 05 Alexis remplit ensuite un formulaire d’embauche. Il n’inscrit pas son numéro d’assurance sociale et personne ne vérifie son permis de conduire. Comme seule formation, Alexis fait un simple aller-retour de 300 mètres dans la rue avec sa chenillette. Une fois sur la route, Alexis reçoit, de temps en temps, la visite de son contremaître qui lui donne des conseils et vérifie son travail. Mais la majeure partie du temps, il est laissé à lui-même.      

21 h Alexis a souvent de la difficulté à bien contrôler sa chenillette, il a déjà percuté du mobilier urbain, des arbres et quelques poubelles.      

23 h Alexis prend une pause avec deux collègues. Ils confirment qu’ils travaillent souvent de longues heures de travail pendant plusieurs jours consécutifs. Ils ont déjà fait «trois semaines d’affilée» l’an dernier, affirme l’un des déneigeurs.      

2 h 15 Alexis met fin à son quart de travail, alors que la plupart de ses collègues finiront à 6 h. Sa courte expérience permet de constater que les déneigeurs sont souvent épuisés et deviennent, de leurs propres aveux, des dangers publics.             

  • Notre collaborateur a démissionné le 7 février sans réclamer de salaire.   

«PUBLIC VS PRIVÉ»  

Les exigences pour conduire un véhicule de déneigement varient beaucoup entre le public et le privé. Par exemple :        

Pour conduire une souffleuse  

Dans le secteur privé   

  • Permis de conduire classe 5        
  • Aucune formation obligatoire                

Dans le secteur public   

  • Permis de conduire classe 3 (entre 20 et 30 h de formation pratique et théorique)        
  • Plusieurs jours de formation                

  

Pour conduire une chenillette  

Dans le secteur privé   

  • Permis de conduire classe 5        
  • Aucune formation obligatoire                

Dans le secteur public   

  • Permis de conduire classe 5        
  • Quelques jours de formation                

  

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