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Blocus ferroviaire: statu quo à Kahnawake

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KAHNAWAKE | La barricade érigée sur les voies du Canadien Pacifique (CP) sur le territoire mohawk de Kahnawake ne sera pas démantelée dans l’immédiat, a affirmé un porte-parole des manifestants, mardi matin.  

• À lire aussi: Une entente de principe conclue entre le fédéral et les Premières Nations  

«Il n’y a pas une date limite [pour prendre une décision]. Mais les gens veulent qu’une décision soit prise bientôt, que ce soit pour garder les barricades ou faire d’autres choses», a dit Kanentokon Hemlock en mêlée de presse, mardi matin, juste à côté de la barricade.  

Il est revenu sur la réunion de lundi soir dans sa communauté.  

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

«On voulait rassembler la communauté pour déterminer les prochaines étapes, a dit Kanentokon Hemlock en mêlée de presse en parlant de la réunion de lundi soir de sa communauté concernant ce dossier. Ce n’était pas un endroit pour prendre une décision.»   

«Les discussions se poursuivent. On veut bien réfléchir aux prochaines étapes», a-t-il ajouté.   

Photo Agence QMI, MAXIME DELAND

Il semble que les gens de Kahnawake voulaient prendre le temps d’étudier l'entente de principe entre les chefs héréditaires wet'suwet'en et les gouvernements dévoilée dimanche qui traite de la question du territoire de cette communauté britanno-colombienne, mais qui évacue la question du gazoduc Coastal GasLink.   

La barricade en soutien aux chefs héréditaires wet'suwet'en est en place depuis plus de trois semaines à Kahnawake. Elle empêche les trains de banlieue de pouvoir faire la liaison Montréal-Candiac. Les trains de marchandises du CP ne peuvent pas non plus passer.  

Trudeau peu bavard

Questionné lors d'un point de presse, le premier ministre Justin Trudeau a donné peu de détails sur le contenu de l’entente de principe qui a été conclue, dimanche, entre les chefs héréditaires Wet’suwet’en et les ministres Carolyn Bennett et Scott Fraser. 

Territoire ancestral des Autochtones  

L’entente porte notamment sur la question du territoire ancestral des Autochtones, un dossier irrésolu depuis des années, et non directement sur la crise des barricades ferroviaires qui perdure depuis tout près d’un mois à différents endroits au pays.                    

  • ÉCOUTEZ l'entrevue d'André Lamoureux, politologue au département de sciences politiques de l’UQAM, à QUB radio:   

Invité à réagir à l’entente de principe entre les chefs héréditaires wet'suwet'en et les représentants du gouvernement, le secrétaire de la nation mohawk à Kahnawake, Kenneth Deer, a été clair concernant la décision de maintenir ou de démanteler les barricades. «Je crois que l’entière communauté doit se réunir pour prendre une décision. Ça ne peut pas être juste un petit groupe [qui décide], ça doit être tout le monde», a-t-il déclaré.            

Photo Agence QMI, MAXIME DELAND

Lundi, des Mohawks se trouvaient toujours sur les lieux du blocus pour monter la garde. Ils ont reçu au cours de l’avant-midi la visite d’un groupe d’Innus de Sept-Îles qui étaient en chemin pour l’État de New York pour des vacances, mais qui ont décidé de faire un détour par Kahnawake pour venir offrir un appui à leurs camarades qui bloquent le chemin de fer du Canadien Pacifique.            

Rappelons que le blocus de Kahnawake a été érigé en réaction au projet controversé de gazoduc Coastal GasLink, lequel traverse le territoire wet'suwet'en en Colombie-Britannique.